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lundi 24 avril 2017
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AFP, 10, 11 octobre 2004

Guinée Bissau : Accord entre mutins et hiérarchie militaire


Le Palais présidentiel, à Bissau, endommagé par des tirs de bazookas, en 2002

La mutinerie survenue, mercredi 6 octobre, en Guinée-Bissau, est un coup d’Etat, et la situation est très grave, en l’absence de leadership dans l’armée, a déclaré, dimanche 10 octobre 2004, à l’AFP, le chef de la diplomatie de Timor-Leste et Prix Nobel de la paix, José Ramos Horta.

Guinée Bissau


"C’est un coup d’Etat", a déclaré, au cours d’un entretien avec l’AFP, José Ramos Horta arrivé sur place avec une mission de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). "Nous avions eu des informations selon lesquelles certains soldats impliqués dans la mutinerie voulaient changer le processus démocratique en Guinée-Bissau", a t-il précisé .José Ramos Horta a en outre indiqué qu’"en l’absence de leadership, le climat dans les forces armées (de Guinée-Bissau) est très grave". Pour lui, "la situation est très grave pour la stabilité interne du pays, surtout dans les casernes".

José Ramos Horta

M. Ramos Horta a en outre ajouté ne pas croire à une solution qui viendrait des partis politiques qui "ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités". "Le pays (la Guinée-Bissau) se trouve dans une situation de crise très critique. J’ai très peur", a-t-il martelé, poursuivant : "J’ai peur que ce que nous sommes en train de vivre ne s’aggrave davantage".

Scène de rue à Bissau

José Ramos Horta avait été désigné, en juillet, Représentant spécial de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) pour la Guinée-Bissau. Il est arrivé, dimanche 10 octobre 2004, à Bissau, en compagnie d’une délégation de la CPLP conduite par le ministre des Affaires étrangères de Sao Tome et Principe, Ovidio Pequeno.

Paysage de Guinée Bissau

Plusieurs centaines de soldats, dont des militaires de retour d’une mission de maintien de la paix de l’ONU au Liberia (Minul), s’étaient attaqués, mercredi 6 octobre 2004, au quartier général de l’armée, à Bissau, réclamant le paiement d’arriérés.

La Banque centrale, à Bissau

Accord entre mutins et hiérarchie militaire

Un accord prévoyant, notamment, le retour des soldats dans les casernes, une amnistie, le respect de l’ordre constitutionnel et une réforme de l’armée, a été conclu, dimanche 10 octobre 2004, en Guinée Bissau, entre les soldats mutins et leur hiérarchie militaire, selon journaliste de l’AFP sur place. Cet accord, garanti par le gouvernement de Guinée Bissau, la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et l’Union africaine, prévoit notamment une amnistie pour les soldats impliqués dans des coups de force entre 1980 et le 6 octobre 2004, date du début de la mutinerie.

Agence France Presse

Un restaurant à Bissau

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