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mercredi 29 mars 2017
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AP, Reuters, AFP, 12 octobre 2004

Irak : Raids américains dans des mosquées de Ramadi


ANKARA (AP) - Dix otages turcs en Irak ont été libérés par leurs ravisseurs, a annoncé, mardi 12 octobre 2004, à Ankara, le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gul.


Les dix employés de la société de construction turque VISNAN sont arrivés à l’ambassade de Turquie à Bagdad et leurs familles ont été informées de leur libération, a-t-il ajouté.

Lundi 11 octobre, un site web islamiste avait diffusé des images de la décapitation de deux otages en Irak, un employé turc d’une société de sécurité et un traducteur kurde. Cet assassinat a été revendiqué dans un communiqué par l’Armée Ansar Al-Sunnah. Ce même groupe avait revendiqué l’assassinat de 12 Népalais et de trois Kurdes irakiens le 31 août dernier 2004.

Une trentaine d’otages étrangers ont été assassinés en Irak depuis le début de la vague des enlèvements en avril 2004.

Raids américains dans des mosquées de Ramadi

RAMADI (AP) - Les forces américaines et irakiennes ont lancé, mardi 12 octobre 2004, une série de raids visant des mosquées de Ramadi, après de violents combats qui ont fait au moins quatre morts selon les médecins sur place.

D’après le commandement militaire américain, divers soutiens à la résistance, comme l’hébergement de résistants ou le stockage d’armes, avaient été apportés dans les sept mosquées concernées par l’opération de mardi 12 octobre 2004 au matin. Selon le général Joseph Dunford, commandant adjoint de la 1ère Division de Marines, la participation des forces américaines s’est limitée au soutien des forces de sécurité irakiennes.

Des habitants, furieux, ont cependant accusé les GI’s d’avoir forcé les portes des lieux de culte. D’après ses partisans, Cheikh Abdel-Aleim Sadi, dirigeant local de l’influente Association du clergé musulman a été arrêté à la mosquée Mohammed Aref.

Associated Press

Le corps de Kenneth Bigley abandonné près de Bagdad

BAGDAD (Reuters) - Le cadavre de l’otage britannique Kenneth Bigley, décapité, jeudi 7 octobre, par ses ravisseurs, après trois semaines de détention, a été abandonné, vendredi 8 octobre 2004, au sud de Bagdad, apprend-on de source proche de la résistance irakienne.

Kenneth Bigley, 62 ans, a été assassiné, jeudi 7 octobre, par des partisans du Jordanien Abou Moussab Al-Zarkaoui. Une vidéo de cet assassinat a été transmise, vendredi 8 octobre 2004, à une chaîne arabe.

On indiquait la semaine dernière de source proche de la résistance irakienne que Kenneth Bigley avait été tué dans la ville de Latifiya, à 35 km au sud-ouest de Bagdad. Cette information n’a pas été confirmée depuis. L’ambassade de Grande-Bretagne en Irak a déclaré qu’elle ne disposait d’aucune information sur la localisation du corps de Kenneth Bigley.

L’ingénieur britannique avait été enlevé, le 16 septembre 2004, à Bagdad, en compagnie de deux ressortissants américains, Jack Hensley et Eugene Armstrong, qui avaient été décapités dans les premiers jours de leur détention. Des vidéos de leur exécution avaient été diffusées sur internet.

Le Djamaa at Taouhid wa Djihad (Groupe de l’unicité divine et de la guerre sainte) de Zarkaoui réclamait la libération de toutes les femmes détenues dans les prisons irakiennes. Les Etats-Unis affirment ne détenir que deux femmes en prison, deux scientifiques impliquées dans les programmes d’armement chimique et bactériologique sous Saddam Hussein et dont la libération n’est pas négociable selon Washington.

Reuters

Pression maintenue sur Falloujah, George Walker Bush accusé de retarder offensives majeures

Les opérations militaires américaines pour sécuriser les régions résistantes en Irak continuent, mais le président George W. Bush a été accusé, par son concurrent John Kerry, de vouloir retarder des offensives majeures d’ici à la présidentielle du 2 novembre 2004 aux Etats-Unis.

L’opération de désarmement des combattants chiites de Sadr City, censée ramener le calme dans ce quartier déshérité de Bagdad, se poursuivait, mardi 12 octobre 2004, conformément à une entente conclue entre le gouvernement irakien, l’armée américaine et les résistants du chef Moqtada Al-Sadr. Les combattants reçoivent de l’argent pour les armes rendues.

L’armée américaine a maintenu la pression sur la ville de Falloujah, à 50 km à l’ouest de Bagdad, où son aviation a visé mardi avant l’aube des repaires présumés du groupe de l’islamiste Abou Moussab Al-Zarqaoui, à Falloujah, selon un communiqué militaire. "La Force multinationale a mené un raid sur un repaire de Zarqaoui dans le centre de Falloujah à 00h01", selon un communiqué de l’armée, précisant que des explosions ont ensuite eu lieu sur le site "indiquant la présence de caches d’armes et d’engins explosifs". Selon des sources hospitalières, le raid a fait quatre tués et six blessés parmi les employés d’un restaurant situé dans le centre de la ville sunnite et très populaire, qui a été complètement détruit.

Quatre heures plus tard, l’aviation lançait un deuxième raid qui a "détruit un repaire terroriste dans le nord-est de Falloujah". Il n’y a pas eu de victimes. "Les raids continus contre le réseau Zarqaoui minent sa capacité de perpétrer (des actes) terroristes", selon le communiqué.

Les appareils américains bombardent presque quotidiennement Falloujah. En même temps, une délégation de notables de la ville mène des tractations à Bagdad avec le gouvernement d’Iyad Allaoui pour tenter de trouver une solution pacifique.

Après la prise, le 2 octobre 2004, de la ville de Samarra, au nord de Bagdad, le gouvernement irakien, avec l’aide des forces américaines, a lancé une opération au sud de Bagdad, où deux résistants ont été tués, lundi 11 octobre 2004, près de Latifiyah.

Néanmoins, l’équipe de campagne du candidat démocrate à la Maison Blanche a accusé le camp du républicain de George Bush de vouloir repousser à une date postérieure à la présidentielle une offensive contre plusieurs villes résistantes d’Irak, s’appuyant sur une enquête publiée, lundi 11 octobre 2004, par le Los Angeles Times, mentionnant Falloujah et Ramadi. Le quotidien, citant des responsables du gouvernement et du Pentagone non identifiés, affirme que le gouvernement Bush a pris cette décision de crainte que des combats puissent affecter la présidentielle. Le général de réserve Tony McPeak, conseiller dans l’équipe Kerry, a estimé que l’enquête du journal est "troublante" et le camp démocrate a publié un communiqué rappelant un discours de M. Bush, de février 2004, où il affirmait que la politique ne devait pas interférer avec des décisions militaires.

Ailleurs en Irak, trois militaires bulgares ont été légèrement blessés lors d’une attaque, lundi 11 octobre 2004 au soir, contre leur base, à Kerbala, au sud de Bagdad, selon le ministre de la Défense Nikolai Svinarov et l’état-major bulgares.

L’Egypte a annoncé qu’elle accueillerait, le 25 novembre, une Conférence internationale, pour étudier la question épineuse des élections prévues, en janvier 2005, en Irak, alors que le Japon accueille, mercredi 13 octobre et jeudi 14 octobre 2004, la quatrième conférence de donateurs pour l’Irak.

Enfin, les îles Fidji vont envoyer, mercredi 13 octobre 2004, 155 soldats en Irak, pour y assurer la protection du quartier général des Nations Unies, à Bagdad. L’unité doit être opérationnelle une semaine après leur arrivée, a précisé un porte-parole de l’armée.

Agence France Presse

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