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lundi 27 février 2017
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AFP, 16 octobre 2004

Irak : L’occupant poursuit ses tentatives d’intimidation contre la population de Fallujah


L’un des négociateurs de la ville rebelle sunnite de Falloujah a affirmé, samedi 16 octobre 2004, que sa délégation était prête à reprendre les négociations avec le gouvernement irakien.


Mais cheikh Abdel Hamid Jaddou a lié cette reprise du dialogue à un arrêt des raids aériens américains contre la ville, située à 50 km à l’ouest Bagdad, et à la libération d’un autre membre de la délégation, cheikh Khaled Hammoud, arrêté selon lui par l’armée américaine. "Nous soumettons ces deux demandes au gouvernement par la biais des médias. Nous attendons une réponse", a-t-il déclaré à l’AFP. Après avoir démenti dans un premier temps l’arrestation de cheikh Hammoud au sud de Falloujah, l’armée américaine a changé de position, disant ne pouvoir ni confirmer ni infirmer l’information.

La délégation de Falloujah avait annoncé, jeudi 14 octobre 2004, la suspension des contacts, pour protester contre les propos du Premier ministre Iyad Allaoui, qui avait menacé la ville d’une offensive d’envergure si ses habitants ne remettaient pas l’islamiste Abou Moussab Al-Zarqaoui et ses hommes. "Les gens ont été énervés par la menace de M. Allaoui", a dit cheikh Jaddou.

Le secrétaire d’Etat à la Sécurité nationale Kassem Daoud avait affirmé, vendredi 15 octobre 2004 au soir, à l’AFP, que "nos portes, nos bras sont ouverts à tous nos citoyens, que ce soit à Falloujah, Mossoul ou autre".

L’armée américaine a resserré, depuis jeudi 14 octobre, l’étau autour de Falloujah, lançant une opération terrestre, en plus des raids aériens quasi quotidiens. Vendredi 15 octobre 2004 au soir, un avion de combat a lâché une bombe sur un bâtiment d’où les forces au sol étaient visées par des tirs, dans la périphérie sud de Falloujah, selon un porte-parole des Marines, qui n’a pas fait état de victime.

Falloujah a retrouvé un semblant de normalité, samedi 16 octobre 2004. Les magasins étaient ouverts pour ce premier jour de la semaine (vendredi étant le jour hebdomadaire férié) et les habitants s’approvisionnaient dans les boutiques, avant l’iftar, le repas de rupture de jeûne. Les accès à la ville étaient ouverts. Selon un correspondant de l’AFP, l’armée américaine et les forces de l’ordre irakiennes mettent en place des barrages volants aux entrées de la ville, qui n’est pas hermétiquement fermée.

Quelques familles ont quitté Falloujah, mais d’autres sont revenues. "Nous sommes partis il y a deux semaines, mais nous avons décidé de revenir dans notre maison, car les loyers dans les autres villes sont très élevés", a dit Mohammad, un père d’une famille de sept personnes. Alaa al-Janabi et sa mère sont les seuls habitants du quartier Askari, visé souvent par les raids américains. "Si je vais mourir, alors qu’au moins ce soit dans ma maison", dit sa vieille mère.

Agence France Presse

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