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AP, 16 octobre 2004

L’Algérie et l’Allemagne affichent une convergence de vues sur les questions internationales


Vue d’Alger

ALGER (AP) - Le chancelier allemand Gerhard Schröder a quitté Alger, samedi 16 octobre 2004, en début d’après-midi, à destination de Berlin, après une courte visite officielle marquée par une convergence de vues avec l’Algérie sur les questions internationales.

Algérie


Accompagné de nombreux responsables économiques allemands, Gerhard Schröder s’est entretenu, samedi 16 octobre 2004 au matin, avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avant de participer à un forum économique algéro-allemand. Sa visite, après celle du chancelier Willy Brandt dans les années 1970, répondait à celle effectuée, en 2001, en Allemagne par le président Bouteflika.

Gerhard Schroeder

Avant de quitter Alger, Gerhard Schröder a évoqué la lutte contre le terrorisme, qu’il n’a pas manqué d’aborder durant ses entretiens avec les responsables algériens. "Il ne faut pas se limiter à des actions policières ou militaires pour combattre le terrorisme, mais il faut prendre en compte les spécificités de chaque région pour les aider à se développer pour couper l’herbe sous les pieds des terroristes", a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.

Vue d’Annaba

Le chancelier allemand a également mis l’accent lors de sa visite sur la nécessité de développer et de soutenir les relations algéro-allemandes, notamment sur le plan économique, au mieux des intérêts des deux pays. Dans un discours prononcé, vendredi 16 octobre 2004 au soir, après son arrivée, Gerhard Schröder a souligné qu’en dépit de son caractère "un peu tardif", sa visite permettra "d’ouvrir une nouvelle page dans l’histoire des relations bilatérales, qui aura sans aucun doute un écho favorable, notamment sur le plan économique". "Nos deux pays sont non seulement liés par l’histoire, mais également par le présent et l’avenir. Leurs visions sur les questions européennes et les relations bilatérales ne sont pas différentes", car "elles reposent sur les mêmes principes", a-t-il par ailleurs jugé. Le chancelier allemand a aussi souligné que les deux pays "s’accordent à dire que les crises régionales ne peuvent être réglées que dans le cadre des Nations Unies", appelant "au renforcement de cette organisation internationale" afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle.

Scène de rue à Annaba

De son côté, Abdelaziz Bouteflika a affirmé que "tout comme l’Allemagne, l’Algérie refuse que la mondialisation se comporte pour le Tiers Monde comme un facteur porteur de régression. Nous souhaitons qu’elle représente plutôt un développement positif et susceptible de contribuer à la marche solidaire de l’humanité vers un progrès partagé entre tous les peuples". Dans ce contexte, le président algérien a précisé qu’Alger et Berlin "sont appelés à conjuguer leurs efforts pour contribuer à l’atténuation des tensions dans le monde et oeuvrer à la promotion d’un multilatéralisme exemplaire dans les relations internationales". L’Algérie "entend apporter sa contribution à l’avènement d’un monde meilleur et plus solidaire, dans la mesure de ses moyens", a-t-il dit.

Abdelazizm Bouteflika

Il a aussi exprimé son inquiétude au sujet de la situation au Moyen-Orient et du blocage du processus de paix israélo-arabe, du fait de l’attitude d’Israël, et a souhaité que le processus de stabilisation de l’Irak "soit mené à son terme et que le peuple irakien puisse recouvrer sa souveraineté entière et son droit à la liberté et à la paix".

Un aperçu des dévastations perpétrées par l’armée israélienne à Jabalya, le 16 octobre 2004

Au chapitre économique, Abdelaziz Bouteflika a souligné que la visite à Alger de Gerhard Schröder intervenait à un moment où toutes les conditions sont réunies pour un essor nouveau des relations bilatérales. Il s’est dit "persuadé" que les hommes d’affaires accompagnant le chancelier allemand "pourront dégager avec leurs homologues algériens de nouveaux créneaux de coopération qui permettront d’approfondir" les "liens économiques" entre les deux pays. Le chancelier Schröder a quant à lui observé que sa brève visite allait permettre d’"ouvrir une nouvelle page dans l’histoire des relations" entre l’Allemagne et l’Algérie.

Associated Press

Paysage du Hoggar

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