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dimanche 23 juillet 2017
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AP, 21 octobre 2004

Corruption : Le parquet de Papeete confirme la mise en examen de Gaston Flosse


PAPEETE, Polynésie française (AP) - Le parquet de Papeete a confirmé, mercredi 20 octobre 2004 au soir, la mise en examen il y a un an du sénateur de la Polynésie française, Gaston Flosse (apparenté UMP), pour prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics dans le cadre d’une affaire d’emplois fictifs.

Il est reproché à Gaston Flosse, alors président du territoire, d’avoir rémunéré plusieurs dizaines de personnes sous contrat à la présidence de la Polynésie française sans que leurs emplois ne correspondent à leurs rémunérations.


Cette décision judiciaire, datant d’octobre 2003, avait été révélée par le quotidien Libération dans son édition de mercredi 20 octobre 2004. A l’origine de cette procédure, une plainte déposée en 1995 par un citoyen, Yves Conroy, connu en Polynésie française pour son opposition à Gaston Flosse et son goût pour les recours judiciaires, et notamment en matière de contentieux électoral. Après une enquête préliminaire, le procureur de Papeete avait ouvert une information judiciaire en mars 2000, confiée au doyen des juges d’instruction Jean-Bernard Taliercio.

Plusieurs dizaines de personnes ont été entendues et notamment des cadres du Tahoeraa Huiraatira (le parti de Gaston Flosse, apparenté UMP), des élus communaux membres de ce même parti, des employés de cabinet mais aussi des journalistes, des sportifs, des syndicalistes et même des ex-Miss Tahiti. L’enquête se poursuit et plusieurs mois seront encore nécessaires avant qu’elle n’arrive à son terme. D’autres mises en examen sont attendues dans la suite de celle prononcée à l’encontre de Gaston Flosse en 2003, et notamment dans les rangs des bénéficiaires des emplois présumés fictifs qui pourraient répondre du chef de recel.

Interrogé, mercredi 20 octobre 2004, sur Europe 1, Gaston Flosse a reconnu qu’il y a « a eu quelques emplois fictifs » mais qu’ils ne concernaient que « des personnes qui travaillaient en dehors de la présidence mais dont les traitements étaient pris en charge par la présidence ». Dans cette même intervention, le sénateur a parlé de « moins d’une centaine d’emplois ». Et déclaré : « Pour moi, je dis que ce ne sont pas des emplois fictifs. Les gens travaillaient dans des administrations et non pas dans des entreprises et pas dans mon parti politique ».

Associated Press

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source