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mardi 27 juin 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives France (2ème partie) : De septembre 2004 à décembre 2004
AP, AFP, 22 octobre 2004

France : L’attentat en Corse ; un acte "scandaleux, criminel, imbécile", affirme Michèle Alliot-Marie


PARIS (AP) - La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie, vendredi 22 octobre 2004, de l’enquête sur l’attentat commis, la veille au soir, contre la brigade de gendarmerie d’Aleria (Haute-Corse), a-t-on appris de sources judiciaires.


L’attentat s’est révélé très dévastateur, même s’il n’a pas fait de blessés. Le procureur a attribué l’action au FLNC dit "du 22 octobre", apparu il y a deux ans jour pour jour. Une charge de forte puissance couplée à une bouteille de gaz avait été déposée devant l’entrée de la caserne d’Aleria, qui abrite, outre des locaux administratifs, les logements de fonction des familles de gendarmes. La bombe a explosé, jeudi 21 octobre 2004, peu après 21h00, alors que le bâtiment venait à peine d’être évacué par les familles. Un appel anonyme prévenant de la présence d’une bombe était en effet parvenu une demi-heure avant l’explosion, à la caserne de pompiers de la localité.

Associated Press

L’attentat en Corse ; un acte "scandaleux, criminel, imbécile", affirme Michèle Alliot-Marie

L’attentat à l’explosif contre la gendarmerie d’Aléria (Haute-Corse), jeudi 21 octobre au soir, est un acte "scandaleux, criminel et imbécile", a indiqué, vendredi 22 octobre 2004, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. "C’est totalement scandaleux, et ce n’est pas en s’en prenant aux forces de l’ordre et à la légalité que les poseurs de bombes corses amélioreront leur crédibilité", a indiqué à l’AFP, Mme Alliot-Marie, en marge d’une réunion à Saint-Jean-de-Luz avec ses homologues allemand et polonais. La ministre a également jugé que cet attentat était "un acte criminel puisque ses auteurs ont pris une nouvelle fois le risque de tuer des enfants. C’est aussi un acte imbécile qui prouve leur incapacité à exprimer des arguments pour justifier leur position".

Les ministères de la Défense et de l’Intérieur avaient annoncé, lundi 18 octobre 2004, l’accélération d’un plan de sécurisation des 62 casernes de gendarmerie en Corse. "Depuis de nombreuses années, les représentations de l’État en Corse sont la cible d’attentats. Face à ces atteintes inacceptables, la politique de fermeté menée par le gouvernement sera poursuivie", avaient indiqué les deux ministères dans un communiqué.

Dix casernes sont déjà sécurisées, 25 autres le seront avant la fin de l’année et pour les 27 autres, les travaux seront terminés au plus tard fin 2005", pour un coût total de 10,5 millions d’euros. La gendarmerie d’Aléria en avait déjà bénéficié et les vitres blindés, si elles ont été fissurées en raison de la force de la charge explosive, n’ont pas cédé, a indiqué Mme Alliot-Marie.

L’attentat d’Aléria a dévasté des appartements des familles de gendarmes, sans faire de blessé. Il s’agit, pour le procureur général de Bastia, Patrick Lalande, d’un "véritable acte de guerre".

Agence France Presse

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