retour article original

mardi 21 février 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Etats-Unis (1ère partie) : Du 8 janvier 2004 au 24 février (...)
21 janvier 2004

Exécution de mineurs délinquants : mettre fin à une pratique honteuse

par Amnesty International


Londres / Lausanne, le 21 janvier 2004 : Amnesty International lance aujourd’hui une action sur deux ans visant à mettre un terme d’ici fin 2005 aux exécutions de personnes reconnues coupables de crimes commis alors qu’elles étaient mineures. Dans la cible de l’organisation, les Etats-Unis, responsables de 13 exécutions sur 19 depuis 1998.


Les mineurs délinquants sont des personnes reconnues coupables de crimes commis alors qu’elles étaient âgées de moins de dix-huit ans.

Dans un rapport qu’elle publie aujourd’hui - HALTE AUX EXÉCUTIONS DE MINEURS ! Abolir la peine de mort pour les mineurs délinquants - Amnesty International recense les exécutions de mineurs qui ont eu lieu dans huit pays depuis 1990 : l’Arabie saoudite, la Chine, les États-Unis, l’Iran, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo et le Yémen. La plupart de ces pays ont depuis modifié leur législation et prohibé l’application de la peine capitale à des mineurs. Seuls les États-Unis ont reconnu ouvertement avoir exécuté des mineurs délinquants et affirmé qu’ils avaient le droit de procéder à de telles exécutions.

« Les États-Unis se targuent d’être le champion de la protection des droits humains dans le monde. Pourtant, sur les 19 exécutions de mineurs délinquants recensées au niveau international depuis 1998, 13 ont eu lieu sur le sol américain, déclare Daniel Bolomey, secrétaire général de la section suisse d’Amnesty International. Au regard du nombre de pays qui enfreignent l’interdiction, les États-Unis peuvent se voir attribuer le titre de pays le moins progressiste en la matière. »

Trois autres prisonniers - Edward Capetillo, Raul Villarreal et Efrain Perez - doivent être exécutés aux États-Unis avant la fin du mois de juin pour des crimes commis alors qu’ils étaient âgés de dix-sept ans.

Dans un second rapport publié ce jour, Amnesty International met en lumière le cas de Nanon Williams, qui attend dans le couloir de la mort aux USA pour un crime perpétré alors qu’il était âgé de dix-sept ans. L’organisation de défense des droits humains demande que Nanon Williams se voie accorder un nouveau procès, afin de répondre aux doutes concernant sa culpabilité depuis qu’il a été jugé.

Lors d’un récent sommet, les lauréats du prix Nobel de la paix ont qualifié d’« inadmissible » l’exécution de personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits qui leur sont reprochés. Quatre des neuf juges de la Cour suprême fédérale - un de moins que la majorité - ont déclaré que cette « pratique honteuse » était un « vestige du passé ». « La quasi totalité des pays du monde a renoncé à cette pratique honteuse, ajoute Daniel Bolomey. Il importe de convaincre la minorité restante qu’elle se place du mauvais côté de l’histoire. L’évolution internationale vers l’interdiction de l’application de la peine de mort aux mineurs délinquants nous donne à croire que cet objectif est à notre portée ».

Amnesty International

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, et si vous souhaitez promouvoir la politique d’intérêt général qu’il préconise, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

AUTEURS 

  • Amnesty International

  • Accueil

    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source