retour article original

vendredi 24 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Burundi
AFP, 25 octobre 2004

Burundi : L’enquête de l’ONU sur le massacre de Gatumba peu concluante


Le camp de réfugiés de Gatumba, après l’attaque du 13 août 2004

L’enquête diligentée par l’ONU pour faire la lumière sur le massacre de quelque 160 Congolais, le 13 août, au Burundi, "n’a pas été en mesure d’établir qui a organisé, commis et financé cette atrocité", révèle un rapport diffusé, lundi 25 octobre 2004, à l’ONU.

Burundi


"Les éléments de preuve disponibles indiquent que les FNL (Forces nationales de libération, dernier mouvement rebelle du Burundi), ont probablement participé à l’attaque", mais l’enquête n’a pas permis "d’établir clairement la nature et l’étendue de son rôle probable", précise le rapport. Il ajoute que les témoignages recueillis, notamment auprès des survivants, "laissent ouverte la possibilité d’une implication significative d’autres groupes ou individus actifs dans la région". Ces "informations, crédibles quoique non vérifiées, qui suggèrent la participation d’un ou plusieurs acteurs en république démocratique du Congo (RDC), justifient la poursuite de l’enquête", dit encore le texte.

Des rescapés du massacre de Gatumba, le 15 août 2004

Ce rapport est présenté conjointement par la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc), le bureau de l’ONU au Burundi (Onub) et le Haut commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme.

Des victimes du massacre de Gatumba, le 15 août 2004

Les FNL avaient revendiqué la responsabilité de ce massacre perpétré dans un camp de réfugiés congolais tutsis, aussi appelés Banyamulenge, à Gatumba, dans l’ouest du Burundi. Mais plusieurs responsables régionaux avaient estimé que d’autres groupes, notamment les combattants Maï-Maï congolais et les extrémistes rwandais hutus, y avaient également participé. Le rapport recommande que le Conseil de sécurité des Nations Unies encourage la mise en route immédiate d’enquêtes judiciaires aux niveaux national et international pour que les auteurs du massacre soient identifiés et traduits en justice. Il engage le Conseil de sécurité à presser le gouvernement du Burundi pour qu’il mène à bien une enquête complète sur son territoire et à l’échelon international. Il affirme que le cadre adéquat pour une telle procédure est la Cour pénale internationale.

Agence France Presse

Des victimes du massacre de Gatumba, le 15 août 2004

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source