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mercredi 22 février 2017
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AFP, 5 novembre 2004

Irak : Six soldats britanniques et américains tués ; raids sur Falloujah


Trois soldats britanniques et trois soldats américains ont été tués, jeudi 4 novembre 2004, en Irak, où l’aviation américaine a multiplié ses raids sur Falloujah, alors que le président américain George W. Bush n’a laissé entrevoir aucun changement de cap concernant l’Irak, au lendemain de sa réélection.


Moins de dix jours après avoir commencé à s’installer à une vingtaine de kilomètres au sud de Bagdad, le régiment britannique des Black Watch a déploré, jeudi 4 novembre, ses trois premiers morts au combat, ce qui constitue une nouvelle source d’embarras pour le Premier ministre Tony Blair, qui doit faire face à une opinion publique hostile à ce redéploiement. Les militaires de cette unité d’infanterie ont été victimes, jeudi 4 novembre 2004 après-midi, d’une attaque suicide suivie de tirs de mortier à un point de contrôle routier, a annoncé, à Londres le secrétaire d’Etat aux Forces armées, Adam Ingram, précisant qu’un traducteur avait été tué et huit soldats blessés au cours de l’attaque.

Londres avait accédé, le 21 octobre, à une demande américaine de redéployer l’ensemble du Black Watch et ses unités de soutien, soit environ 850 militaires, vers le secteur tenu par les Américains, en vue de suppléer des troupes appelées à participer à l’invasion attendue de Falloujah. Stationné dans le sud de l’Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003, le Black Watch, s’était mis en route le 27 octobre. Il avait achevé, mardi 2 novembre 2004, son installation au camp Dogwood, à l’ouest de la ville de Mahmoudiyah, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Bagdad, dans une zone sunnite réputée très dangereuse.

L’armée britannique, dont 8500 membres sont actuellement stationnés en Irak, a été jusqu’à présent relativement épargnée par les combats. Sur 73 décès en Irak, 34 ont eu lieu au cours d’engagements, dont sept causés par des tirs amis.

De son côté, l’armée américaine a perdu trois soldats jeudi 4 novembre. Dans la province occidentale d’Al-Anbar, foyer de la résistance, deux Marines ont été tués et quatre autres blessés, selon un porte-parole militaire américain. L’armée a ensuite publié un communiqué annonçant la mort d’un soldat de la 1ère division d’infanterie, tué, jeudi 4 novembre 2004, par une explosion au passage de son véhicule ayant également blessé un de ses compagnons d’armes.

Ces décès portent à 1121 le nombre de soldats américains morts en Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003, selon les chiffres du Pentagone.

A Moqtadiyah, deux enfants ont été tués et quatre personnes ont été blessées par un obus de mortier tombé sur leur maison, a affirmé un témoin, Hamid Ibrahim, cousin des victimes qui vit dans la même maison.

Par ailleurs, l’armée américaine a annoncé, vendredi 5 novembre, que son aviation avait détruit des fortifications et des caches d’armes des rebelles à Falloujah, au cours de cinq raids menés de jeudi 4 novembre 2004 après-midi jusque dans la nuit. Le correspondant de l’AFP sur place a fait état de bombardements intensifs sur la périphérie de la ville. Il n’a pas été possible de déterminer si ces raids avaient fait des victimes.

Cible quasi quotidienne de raids aériens américains, Falloujah est soupçonnée d’être le quartier général du réseau de l’islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, ennemi numéro un des Etats-Unis et responsable selon eux, de la plupart des attentats et des enlèvements d’étrangers en Irak. L’armée américaine a resserré, depuis le 14 octobre 2004, son étau autour de cette ville, en y déployant un millier de soldats soutenus par des unités de la garde nationale irakienne, en vue de lancer un assaut qui paraît imminent après la réélection du président américain George W. Bush.

Jeudi 4 novembre 2004, lors de sa première conférence de presse depuis sa victoire, George W. Bush n’a exprimé aucun remords sur la guerre d’Irak, malgré l’absence d’armes de destruction massive que le régime de Saddam Hussein était censé détenir, argument qui avait été présenté comme la principale justification du conflit. "Quand il parle, le président américain a plutôt intérêt à faire ce qu’il dit", a simplement dit M. Bush, qui n’a pas laissé entrevoir de changement de cap ni de possibles concessions pour gagner davantage de soutien sur la scène internationale concernant l’Irak.

Sur internet, un communiqué attribué à la section européenne d’Al-Qaïda, les Brigades Abou Hafs al-Masri, dont il était impossible d’établir immédiatement l’authenticité, a promis "un enfer insoutenable" au peuple américain, lui reprochant d’avoir reconduit M. Bush à la Maison Blanche.

Aux Etats-Unis toujours, le Département d’Etat a affirmé, jeudi 4 novembre 2004, que la Géorgie était prête à augmenter d’environ 700 soldats l’effectif de son contingent, qui compte quelque 150 hommes déployés en Irak, afin de protéger le personnel de l’ONU chargé d’aider à la tenue des élections prévues en janvier 2005.

Agence France Presse

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