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dimanche 23 avril 2017
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AFP, 6 novembre 2004

Irak : Série de raids aériens américains à l’ouest de Bagdad


FALLOUJAH (AFP) - L’armée américaine a annoncé, samedi 6 novembre, avoir mené quatre nouveaux raids, depuis vendredi 5 novembre 2004 après-midi, contre des positions de la résistance, dans la région de Falloujah et Ramadi, à l’ouest de Bagdad, menacées d’un assaut imminent.


Un communiqué militaire américain indique que les raids, "qui s’inscrivent dans le cadre d’opérations offensives dans la région de Falloujah-Ramadi, ont visé et détruit des positions fortifiées, un site d’artillerie anti-aérienne et une cache d’armes". Le premier raid a été mené, vendredi 5 novembre, à 03h30. Il a été suivi par des frappes à 19h25, 23h30, et samedi 6 novembre 2004 à 00h20, ajoute le communiqué.

Falloujah et Ramadi sont les principaux foyers de la résistance anti-américaine dans la province d’Al-Anbar.

L’armée américaine a resserré, depuis le 14 octobre 2004, son étau autour de Falloujah, en y déployant un millier de soldats, soutenus par des unités de la garde nationale irakienne. Dans le même temps, elle renforçait ses opérations dans la ville de Ramadi, où elle a doublé ses effectifs à 2000 hommes.

Le Premier ministre irakien Iyad Allaoui avait réitéré, vendredi 5 novembre 2004, à Bruxelles, ses menaces d’assaut contre ce Falloujah, en affirmant qu’il entendait "rétablir l’état de droit" dans la ville.

Un site internet a mis en ligne un communiqué, attribué au groupe de l’islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, revendiquant l’attaque-suicide, jeudi 4 novembre 2004, contre le régiment britannique des Black Watch, au sud de Bagdad, et qui a tué trois soldats.

Londres avait accédé, le 21 octobre 2004, à une demande américaine de redéployer environ 850 militaires vers un secteur tenu par les Américains. Les troupes britanniques -8500 soldats stationnés dans le sud de l’Irak-, ont eu 73 morts, dont 34 lors d’affrontements.

De son côté, l’armée américaine a perdu quatre soldats en 24 heures, dont le dernier, vendredi 5 novembre après-midi, près de Falloujah. Deux Marines sont morts, jeudi 4 novembre 2004, au combat, dans la province occidentale d’Al-Anbar, foyer de la résistance, selon un porte-parole militaire américain. Le quatrième soldat a été tué par une explosion au passage de son véhicule. Depuis l’invasion du pays en mars 2003, l’armée a perdu 1122 hommes, selon les chiffres du Pentagone.

La journée de vendredi 5 novembre a également été marquée par la libération de trois otages, un ressortissant népalais enlevé la semaine dernière, et deux Libanais, retenus depuis le 25 août 2004. La libération d’un otage philippin, annoncée par la chaîne qatariote al-Jazira, n’a pas pu être confirmée.

Enfin, un site internet a mis en ligne, vendredi 5 novembre, un communiqué non authentifié, attribué au groupe de l’islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, appelant à libérer la responsable humanitaire britannique Margaret Hassan, enlevée, le 19 octobre 2004, à Bagdad, "sauf s’il est prouvé qu’il s’agit d’une collaboratrice".

Des oulémas saoudiens appellent les Irakiens à la résistance

Vingt-six éminents oulémas saoudiens ont appelé le peuple irakien à "la résistance contre les occupants", en soulignant que le jihad était "un droit légitime" et "un devoir dicté par la charia" (loi islamique), dans un communiqué publié sur un site internet. "Nul doute que le jihad contre les occupants est un devoir (...). La résistance est un droit légitime et un devoir dicté par la charia qui oblige le peuple irakien à se défendre, à défendre son honneur, son territoire, son pétrole (...) contre l’alliance colonialiste, comme il a combattu par le passé le colonialisme britannique", selon le communiqué. Le texte, publié sur le site (http://www.islamtoday.net), porte les noms des 26 dignitaires religieux.

Au moins quatorze morts dans des violences à Samarra

Au moins quatorze personnes ont été tuées et plus de 40 autres blessées, samedi 6 novembre 2004 au matin, dans l’explosion de trois voitures piégées, et lors d’accrochages à Samarra, à 125 km au nord de Bagdad, a-t-on appris de source policière. "Six personnes ont été tuées et 22 autres blessées dans l’explosion, à quelques minutes d’intervalle, vers 09h30, de deux voitures piégées devant le siège du caïmacam (sous-préfecture)", a affirmé à l’AFP le lieutenant-colonel Mahmoud Ahmad, de la police de Samarra. Une troisième voiture piégée a explosé une demi-heure plus tard devant l’Ecole de formation d’instituteurs, faisant des blessés, selon l’officier de police.

Dans le même temps, des inconnus ont attaqué plusieurs postes de police dans la ville, faisant quatre morts et dix-sept blessés, selon la même source, qui a fait état de la mort de six autres personnes dans des accrochages entre l’armée américaine et les résistants.

Agence France Presse

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