retour article original

samedi 25 février 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Proche Orient (9ème partie) : De septembre 2004 à décembre (...)
AFP, 6 novembre 2004

Proche Orient : Ahmad Qoreï va rencontrer les groupes armés


Vue de Jérusalem, le 5 novembre 2004

GAZA (AFP) - Le Premier ministre palestinien, Ahmad Qoreï, se rend samedi 6 novembre 2004, à Gaza, pour y rencontrer les groupes armés, alors que Yasser Arafat est entre la vie et la mort, dans un hôpital, près de Paris, l’objectif de ces consultations étant d’éviter les violences et le chaos s’il venait à mourir.

Vue de Gaza, le 15 octobre 2004


L’Autorité palestinienne, tout comme les groupes les plus radicaux tels que le Hamas et le Jihad islamique, ont tous ces derniers jours multiplié les appels à l’unité et au calme, dans la perspective du décès du dirigeant.

Le corps d’un Palestinien tué près de la colonie de Nevé Dekalim, en mars 2004

M. Qoreï a quitté Ramallah, dans la matinée de samedi 6 novembre 2004, après une brève rencontre, à son bureau, avec une responsable du département d’Etat américain, Elisabeth Dibble, selon une source officielle palestinienne. Rien n’a filtré sur la teneur de leurs entretiens.

Ahmad Qoreï

Le président du Conseil législatif palestinien (CLP, parlement), Rawhi Fattouh, s’est, lui aussi, rendu à Gaza, pour participer à ces discussions avec la Coalition des forces nationales et islamiques palestiniennes, qui rassemble les 13 principaux groupes palestiniens, dont les groupes armés.

Rawhi Fattouh en compagnie de Yasser Arafat et Ahmed Qorei, le 6 janvier 2004

Le porte-parole du mouvement islamiste Hamas, Sami Abou Zahri, avait indiqué, vendredi 29 octobre 2004, que "la rencontre de M. Qoreï avec les mouvements palestiniens, dont le Hamas, se tiendra dans le cadre des circonstances spéciales liées à l’état de santé du président Arafat", afin d’éviter que le chaos ne s’installe au cas où il décèderait. M. Abou Zahri avait à cette occasion renouvelé l’appel du Hamas à "former un commandement palestinien unifié ou une formule (de direction) collective temporaire", tout en soulignant la nécessité de "préserver l’unité nationale durant cette période extrêmement sensible".

Le porte-parole du mouvement islamiste Hamas, Sami Abou Zahri, lors d’une rencontre entre factions palestiniennes le 5 novembre 2004

Plusieurs réunions ont déjà eu lieu, ces derniers jours au niveau du gouvernement palestinien, des instances sécuritaires et des mouvements palestiniens, pour préparer l’après-Arafat dans les territoires, où plane la menace d’affrontements entre groupes rivaux.

Un blindé israélien à Jenine, le 30 octobre 2004

Vendredi 29 octobre 2004, à Gaza, les représentants des 13 mouvements palestiniens étaient déjà convenus de prévenir une situation de chaos, au terme d’une réunion extraordinaire. "Nous ferons notre mieux pour maintenir (l’unité palestinienne) et empêcher un conflit interne. C’est une heure historique et nous devrons y faire face dans l’unité", avait alors dit M. Abou Zahri.

Une Palestinienne au milieu des décombres de sa maison détruite par l’armée israélienne, à Rafah, le 4 novembre 2004

"Nous sommes venus pour faire preuve d’unité nationale et montrer que nous ne sommes pas des tribus éparses", avait déclaré aux journalistes un haut responsable du Jihad islamique, Mohammad al-Hindi.

Mohammed Al-Hindi

Un membre du Comité central du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, avait quant à lui jugé "très important durant cette phase délicate d’entretenir un dialogue national sérieux".

Des soldats israéliens à Hebron, le 2 octobre 2004

Vendredi 29 octobre 2004, un haut responsable de la sécurité préventive à Gaza avait, lui aussi, annoncé que les mouvements palestiniens étaient déterminés à préserver le calme et la sécurité. "Il y a un haut niveau de coopération entre les différents mouvements et les instances de la sécurité palestinienne pour contrôler la situation et faire régner l’ordre", a déclaré ce responsable. "Toutes les parties sont déterminées à franchir pacifiquement la période qui suivra la mort du président Arafat", a-t-il dit.

Un blindé israélien près de Beit Hanoun, le 11 octobre 2004

Le dirigeant du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, proche des groupes palestiniens armés, a appelé les Palestiniens à s’unir dans la perspective du décès de leur dirigeant, dans des propos publiés, samedi 6 novembre 2004, par la presse libanaise.

Un aperçu des dévastations perpétrées par l’armée israélienne à Jabalya, le 18 octobre 2004

Le décès éventuel de Yasser Arafat ouvrirait une période délicate de succession. Ahmad Qoreï et son prédecesseur Mahmoud Abbas seraient bien placés pour assumer ensemble un intérim à la tête de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Mais la succession ne sera parachevée qu’avec l’organisation d’élections dans les 60 jours, selon la loi fondamentale de l’Autorité palestinienne, et M. Arafat n’a pas désigné de dauphin.

Agence France Presse

Vue de l’hôpital militaire de Perçy, à Paris, le 5 novembre 2004

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source