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jeudi 27 juillet 2017
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Reuters, AFP, 6 novembre 2004

Côte d’Ivoire : Jacques Chirac ordonne la destruction des moyens militaires aériens de Laurent Gbagbo


PARIS (Reuters) - Une position du contingent français déployé en Côte d’Ivoire a été la cible, samedi 6 novembre 2004, d’un bombardement de l’armée régulière qui a fait 8 morts et 23 blessés, a confirmé le ministère de la Défense.


Plusieurs réunions sont en cours au ministère de la Défense et Michèle Alliot-Marie devrait faire une déclaration à la presse en fin d’après-midi, a-t-on appris de même source. "Pour l’instant, bavure ou pas, c’est au gouvernement ivoirien de le dire. Ce qui est sûr c’est que l’attaque s’est passée", a déclaré à Reuters le colonel Gérard Dubois, conseiller en communication du chef d’état-major des armées.

Deux avions des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci) -des Sukhoï 25- ont bombardé un camp français installé dans la ville de Bouaké, dans le centre du pays, en début d’après-midi, a-t-il précisé. "En réponse à cette agression les deux appareils ont été détruits", a ajouté Jean-François Bureau, porte-parole du ministère. "Bien entendu nos militaires ont réagi en légitime défense. La position qui est la nôtre est d’appeler immédiatement à l’arrêt des violences et des combats", a-t-il insisté.

De source militaire française, on précise que les deux appareils ivoiriens ont été détruits après leur atterrissage sur l’aéroport de Yamoussoukro, vers 14h15. Les soldats blessés sont en cours d’évacuation vers Abidjan, a-t-on précisé de source militaire. On ne connaît pas la gravité de leur état.

Des soldats ivoiriens ont par ailleurs affronté des militaires français à l’aéroport d’Abidjan, après la mort des huit soldats français dans la frappe de l’aviation ivoirienne. "Il y a eu un accrochage à l’aéroport entre l’armée française et les FANCI (l’armée ivoirienne)", a déclaré à Abidjan un porte-parole du contingent français, le colonel Henry Aussavy. "Ils tiraient sur les Français", a-t-il ajouté.

Une source militaire ivoirienne à l’aéroport a fait savoir que deux soldats ivoiriens avaient été blessés dans cet accrochage.

Reuters

Côte d’Ivoire : trois Mirage F1 français déployés à Libreville

La France a déployé, samedi 6 novembre 2004, trois chasseurs-bombardiers Mirage-F1, à Libreville, par "mesure de précaution", en raison de la situation en Côte d’Ivoire, a annoncé une source militaire française dans la capitale gabonaise. "Compte tenu de la situation en République de Côte d’Ivoire, la France a décidé de déployer trois Mirage F1-CR à Libreville en provenance de N’Djamena par mesure de précaution", a indiqué cette source militaire à l’AFP.

Jacques Chirac ordonne la destruction des moyens militaires aériens ivoiriens

Le président français a donné l’ordre de détruire les "moyens aériens militaires ivoiriens utilisés ces derniers jours en violation du cessez-le-feu" en Côte d’Ivoire, après l’opération qui a coûté la vie à huit soldats français, a annoncé, samedi 6 novembre 2004, l’Elysée, dans un communiqué.

Agence France Presse

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