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mardi 28 mars 2017
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AFP, 7 novembre 2004

Côte d’Ivoire : Tous les aéronefs ivoiriens neutralisés ; bilan de 9 morts et une trentaine de blessés


Tous les aéronefs ivoiriens visés par la force française ont été neutralisés, a indiqué le ministère de la Défense, dans un communiqué, dans la nuit de samedi 6 novembre à dimanche 7 novembre, révisant à la hausse le bilan de l’attaque, samedi 6 novembre 2004, contre les forces françaises qui, outre les neuf militaires français et le civil américain tués, a fait aussi "une trentaine de blessés".


"La force Licorne a réalisé l’objectif de neutralisation des aéronefs ivoiriens qui lui avait été fixé à ce jour, et s’est également assurée de la disponibilité de l’aéroport d’Abidjan pour permettre l’évacuation des blessés", selon le communiqué du ministère de la Défense et de l’état-major des armées.

Le ministère a révisé à la hausse le nombre de militaires blessés français dans l’attaque, samedi 6 novembre 2004, en début d’après-midi, par des Sukhoï ivoiriens. Il fait désormais état de "neuf soldats français tués, un civil américain tué, et une trentaine de militaires français blessés". Le précédent bilan faisait état de 22 blessés. "Le calme doit être maintenant rétabli dans les plus brefs délais, sous la responsabilité du gouvernement ivoirien", a souligné le ministère dans son communiqué.

Le porte-parole du ministère, Jean-François Bureau, a précisé à l’AFP que les blessés pouvant être évacués devraient l’être, dimanche 7 novembre 2004, à partir de l’aéroport d’Abidjan. Ils sont actuellement soignés par une antenne chirurgicale montée d’urgence, à Yamoussoukro.

Au total, 2 avions de chasse Sukhoï, cinq hélicoptères d’attaque MI-24 ainsi qu’un hélicoptère de transport MI-8, soit la quasi-totalité des moyens militaires aériens du pays, ont été neutralisés par la force Licorne. Certains ont été purement et simplement détruits, d’autres rendus inopérants, selon le porte-parole qui n’a pas précisé la méthode utilisée par les soldats français pour neutraliser ces appareils.

L’ONU déclare son soutien à l’action de la France en Côte d’Ivoire

NEW YORK (Nations unies) (AFP) - Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, samedi 6 novembre 2004, à l’unanimité, une déclaration condamnant l’attaque commise contre les forces françaises à Bouaké, et soutenant l’action menée par ces forces et celles de l’ONU en Côte d’Ivoire.

Dans cette déclaration, présentée par la France et lue par le président du Conseil, l’ambassadeur américain à l’ONU John Danforth, le Conseil "condamne l’attaque commise contre les forces françaises à Bouaké (...) ainsi que les frappes aériennes meurtrières menées dans le nord du pays par les forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci)", qui "constituent des violations de l’accord de cessez-le-feu du 3 mai 2003".

Le Conseil "condamne en outre tout effort qu’engagerait toute partie pour envoyer des forces à travers la Zone de Confiance". Il "exige de l’ensemble des parties ivoiriennes la cessation immédiate de toutes les opérations militaires et le respect complet du cessez-le-feu" et "exprime son plein appui à l’action menée par les forces françaises et l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci)".

Le Conseil de sécurité s’est réuni dans l’urgence, samedi 6 novembre 2004 après-midi, après l’aggravation brutale de la situation en Côte d’Ivoire.

La déclaration "confirme que les forces françaises et l’Onuci sont autorisées à faire usage de tous les moyens nécessaires à la pleine exécution de leur mandat" et ajoute que l’Onuci, "dans la limite de ses capacités et de ses zones de déploiement, est autorisée à prévenir toute action hostile dans la Zone de Confiance". Plus de 6OOO Casques bleus de l’Onuci et 4000 soldats français de l’opération Licorne sont déployés pour tenter de rétablir la paix dans ce pays coupé en deux par une rébellion armée depuis septembre 2002.

L’ambassadeur français à l’ONU a également précisé, samedi 6 novembre 2004 au soir, que la France allait proposer sans tarder au Conseil de sécurité de l’ONU l’adoption "de nouvelles mesures, individuelles et collectives", incluant un embargo sur les armes, à l’encontre de la Côte d’Ivoire.

Agence France Presse

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