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mardi 25 avril 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Côte d’Ivoire (1ère partie) : Du 18 février 2004 au 24 décembre (...)
AP, ATS, AFP, 7 novembre 2004

Côte d’Ivoire : Le président de l’Assemblée nationale accuse l’Etat français d’être de « connivence avec les rebelles »


PARIS (AP) - Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Mamadou Coulibaly, a accusé, dimanche 7 novembre 2004, l’Etat français d’être de « connivence avec les rebelles », demandant que l’opération Licorne « libère le territoire et s’en aille ».


« Depuis le début de cette crise, nous avons le sentiment et les preuves que c’est Jacques Chirac qui a armé les rebelles », a-t-il dénoncé sur France-Inter. « Aujourd’hui, ce que la population ivoirienne souhaite, ce que l’Etat ivoirien souhaite, (...) c’est que cette armée d’occupation libère le territoire et s’en aille ».

« Nous sommes dans une situation d’occupation », a poursuivi M. Coulibaly. « Nous sommes un Etat indépendant, membre des Nations Unies, mais nous sommes traités comme des incapables, toujours avec un tuteur ». « Lorsque la crise ivoirienne a éclaté, l’Etat ivoirien a tout de suite fait appel aux autorités françaises pour que l’on applique le traité de coopération militaire et de défense », a-t-il rappelé. La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie « a répondu que ce traité était caduc, et qu’il ne fallait pas compter sur la France pour cela ». Il a néanmoins jugé « regrettable » la mort, samedi 6 novembre 2004, de neuf soldats français. « Il s’agit d’un accident, comme ça arrive tout le temps, (...) surtout en temps de guerre ».

Associated Press

L’armée française aurait tué 30 personnes en Côte d’Ivoire

ABIDJAN/PARIS - Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly, a affirmé, dans la matinée, qu’une « trentaine » d’Ivoiriens avaient été tués par l’armée française. Une centaine de personnes ont été blessées, a-t-il ajouté. « La situation à Abidjan et Yamoussoukro, c’est plus d’une trentaine de morts occasionnés par l’armée française avec plus d’une centaines de blessés, des gens aux mains nues pour payer le prix du sang des neuf soldats français tués », a déclaré M. Koulibaly. Il s’exprimait sur les ondes de France Inter. Neuf soldats français ont été tués, samedi 6 novembre 2004, et une trentaine blessés, à Bouaké, par un bombardement des forces armées ivoiriennes.

Des renforts français sont attendus, en Côte d’Ivoire, après une nuit de violence où l’armée française a contenu des milliers de manifestants qui cherchaient, dimanche 7 novembre 2004 à l’aube, à « reprendre » l’aéroport d’Abidjan, contrôlé par les militaires français.

Agence télégraphique suisse

L’armée française dément avoir tué une trentaine d’Ivoiriens

L’armée française "dément" avoir tué une trentaine d’Ivoiriens et en avoir blessé une centaine d’autres en Côte d’Ivoire, a déclaré, dimanche 7 novembre, à l’AFP, le colonel Gérard Dubois, porte-parole de l’état-major français des armées. Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly a affirmé, samedi 6 novembre 2004, sur France Inter qu’une "trentaine" d’Ivoiriens avaient été tués et une centaine d’autres blessés par l’armée française. "L’état-major des armées dément l’information selon laquelle une trentaine d’Ivoiriens auraient été tués et une centaine d’autres blessés par l’armée française", a déclaré le colonel Dubois. La force "Licorne a effectué cette nuit des tirs d’intimidation dans la zone de l’aéroport d’Abidjan et du 43ème Bima" (bataillon français d’infanterie de marine), a-t-il ajouté.

Agence France Presse

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