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mardi 23 mai 2017
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AFP, 7 novembre 2004

Iran : Un accord préliminaire a été trouvé avec l’Europe à propos du nucléaire


Les installations nucléaires d’Arak, vues par satellite

TEHERAN (AFP) - Européens et Iraniens sont parvenus à un "accord préliminaire" qui pourrait épargner à la République islamique, accusée par les Etats-Unis de vouloir l’arme nucléaire, d’être traînée devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, a annoncé, dimanche 7 novembre 2004, un responsable iranien.

Une grande discrétion était observée du côté européen.

Iran


Les négociations menées, vendredi 5 novembre et samedi 6 novembre 2004, à Paris, "ont été dures et compliquées, mais nous sommes parvenus à un accord préliminaire au niveau des experts. Il s’agit d’un cadre contenant les principales positions des deux parties", a déclaré à la télévision d’Etat Hossein Moussavian, un des principaux négociateurs iraniens. Le texte "doit être soumis aux capitales des quatre pays (Iran, Allemagne, France, Grande-Bretagne)" et sera rendu public si elles l’approuvent, a souligné M. Moussavian, qui n’est "pas pessimiste" et selon qui les gouvernements pourraient se prononcer "dès la semaine prochaine".

Hossein Moussavian

Dans la nuit, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Hervé Ladsous, s’était contenté de parler de "progrès considérables dans la direction d’un accord provisoire".

Hervé Ladsous

Le ministre des Affaires étrangères iranien Kamal Kharazi s’est moins avancé que M. Moussavian. "La discussion a progressé dans une large mesure mais il y a encore des points à finaliser", a-t-il dit à la télévision d’Etat. "La tonalité des discussions était positive et nous espérons que cet accord entre les Européens et nous sera finalisé", a-t-il ajouté.

Kamal Kharazi

M. Moussavian n’a rien dit sur la question cruciale d’une suspension par l’Iran de l’enrichissement d’uranium. "On parle d’une poursuite de la suspension de l’enrichissement pour une brève période jusqu’à ce que la confiance soit établie", a seulement dit M. Kharazi. Si un accord a effectivement été trouvé, il paraît peu probable que l’Iran n’ait pas, au moins partiellement, accédé aux instances européennes à ce propos.

Les installations nucléaires d’Arak, vues par satellite

"Nous assisterons dans un avenir pas très lointain à une transformation radicale des relations entre l’Iran et l’Union européenne, mais aussi toute la communauté internationale, si les quatre pays sont capables de s’entendre sur un ensemble de propositions", a conjecturé M. Moussavian.

Vue des installations nucléaires d’Arak

Les hauts fonctionnaires européens et iraniens ont mené, vendredi 5 novembre et samedi 6 novembre, vingt-deux heures de négociations, selon M. Moussavian, pour que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui se réunit à partir du 25 novembre 2004, n’ait pas à se prononcer sur la nécessité de déférer l’Iran devant le Conseil de sécurité. Pour les Européens, il s’agissait d’obtenir que les Iraniens renoncent à toutes les activités d’enrichissement d’uranium, seule garantie probante selon eux que la technologie produisant le combustible pour les futures centrales civiles iraniennes n’est pas détournée à des fins militaires. Pratiquant la politique de la "carotte et du bâton", les Européens ont signifié aux Iraniens qu’ils n’hésiteraient pas à se ranger au côté des Américains et à soutenir une saisine du Conseil de sécurité s’il le fallait. Mais ils ont aussi mis sur la table une offre de coopération nucléaire, politique, commerciale et sécuritaire si les Iraniens cédaient.

Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Wien

M. Moussavian n’est pas entré dans le détail de "l’accord préliminaire". "C’est un ensemble portant sur une coopération politique, économique, sécuritaire et technologique et oeuvrant pour la confiance sur les activités nucléaires iraniennes futures", a-t-il dit. Les Européens et les Iraniens se sont entendus pour que "les deux parties puissent définir en quelques mois l’ensemble des coopérations", a-t-il déclaré.

Vue des installations nucléaires d’Arak

L’Iran a catégoriquement refusé de renoncer de manière permanente à l’enrichissement. Mais il s’est dit prêt, avant les discussions, à accepter une suspension de quelques mois, le temps de trouver un accord de coopération à long terme avec l’Union européenne. "Je pense que si les capitales approuvent cet ensemble de propositions, les négociations pour la mise en oeuvre de cet accord pourront commencer immédiatement", a déclaré M. Moussavian.

Agence France Presse

Vue des installations nucléaires d’Arak

Vue des installations nucléaires d’Arak

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