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mardi 28 février 2017
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AP, AFP, 8 novembre 2004

Irak : L’armée américaine lance l’offensive sur Falloujah


PRES DE FALLOUJAH, Irak (AP) - Les forces américaines ont saisi, dimanche 7 novembre 2004 au soir, une petite partie du bastion résistant de Falloujah, ont annoncé des commandants américains.


L’armée américaine avait interdit l’accès à Falloujah, située à 65 km à l’ouest de Bagdad, la capitale irakienne. Elle dit s’être emparé d’une zone à la périphérie de Falloujah. Plusieurs personnes ont été faites prisonnières dans un poste médical d’urgence rebelle, situé sur ce territoire.

Après la tombée de la nuit, un avion AC-130 a effectué des frappes aériennes. Et des habitants de Falloujah signalaient des échanges de tirs à la périphérie de la ville.

Des dizaines d’explosions retentissaient et de grands éclairs artificiels illuminaient la ville. Des fusées éclairantes étaient lâchées sur Falloujah pour permettre de visualiser les cibles. Des balles traçantes dessinaient des courbes rouges dans le ciel nocturne.

L’armée américaine lance l’offensive sur Falloujah

PRES DE FALLOUJAH, Irak (AP) - Les forces américaines ont lancé l’assaut dans les quartiers ouest de Falloujah, tôt lundi 8 novembre 2004 au matin, ont annoncé des responsables militaires. Elles ont pris le contrôle du principal hôpital de la ville et ont sécurisé deux ponts stratégiques sur l’Euphrate au cours de ce qui semble être la première étape de la grande offensive prévue sur la ville symbole de la résistance sunnite, située à 65km à l’ouest de la capitale irakienne.

Un avion Ac-130 a pilonné la ville avec des tirs de canon de 40 mm alors que des explosions illuminaient le ciel. Des tirs d’artillerie résonnaient par intermittence dans les quartiers sud de Falloujah et des nuages oranges dus à des explosions étaient visibles au-dessus des toits.

Selon des responsables militaires américains, le plus gros des combats était encore à venir, et interviendrait lorsque les troupes entreraient dans la partie principale de la ville, par la rive est de l’Euphrate, et attaqueraient notamment le quartier de Jolan, où les insurgés semblent être retranchés.

Ces premières attaques sur Falloujah ont débuté quelques heures après que le gouvernement irakien eut déclaré l’état d’urgence pour 60 jours dans le pays, alors que des attentats ont fait plus de 50 morts en Irak depuis samedi 6 novembre 2004.

Le Dr Salih al-Issawi, directeur du principal hôpital de Falloujah, a dit avoir demandé aux soldats américains d’autoriser les médecins et les ambulances à entrer dans le centre de la ville pour aider les blessés, mais ces derniers ont refusé, selon lui. Les Américains n’ont pas confirmé cette information. "La prise de contrôle américaine de l’hôpital n’a pas été juste car ils ont pensé qu’ils allaient suspendre l’assistance médicale à la résistance", a déclaré le médecin par téléphone. "Mais ils ne se sont pas rendu compte que l’hôpital n’appartient à personne, et surtout pas à la résistance".

L’offensive a débuté après la tombée de la nuit dans les faubourgs de Falloujah, encerclée par les forces américaines et irakiennes et inaccessible par la route.

Des fusées éclairantes ont été lâchées pour permettre de visualiser les résistants, qui ripostaient par des tirs d’artillerie lourde. Des balles traçantes tirées depuis des positions résistantes dessinaient des courbes rouges dans le ciel nocturne.

Avant l’assaut, l’armée américaine avait prévenu ses soldats qu’ils allaient devoir faire face aux pires combats urbains depuis la guerre du Vietnam.

Associated Press

Lisbonne prolonge de 90 jours la mission des gendarmes portugais en Irak

LISBONNE (AFP) - Le gouvernement portugais a annoncé, dimanche 7 novembre, qu’il avait décidé de prolonger de 90 jours la mission du contingent de la garde nationale républicaine (GNR, gendarmes) en Irak afin de soutenir la tenue d’élections en janvier 2005. "Le gouvernement portugais a décidé de prolonger de 90 jours la présence du contingent de la Garde nationale républicaine", a indiqué le gouvernement dans un communiqué publié dimanche 7 novembre au soir. La mission du contingent de la GNR, actuellement composé de quelque 110 éléments, qui expirait au 12 novembre 2004, serait ainsi prolongée jusqu’au 10 février 2005.

Lisbonne indique notamment que le Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, a "demandé la présence (de la GNR) dans le cadre du processus électoral qui s’approche".

Le gouvernement portugais fait toutefois dépendre le maintien de la présence de ses gendarmes du respect du calendrier électoral. Les élections sont prévues en janvier 2005, mais aucune date n’a encore été fixée par Bagdad. "Il est bien clair que cette prolongation présuppose la tenue des élections mentionnées dans la résolution 1546 du Conseil de Sécurité dans les délais prévus", indique le gouvernement portugais.

"Le gouvernement portugais considère que le soutien à la tenue d’élections en Irak est un impératif politique et moral pour que le peuple irakien puisse prendre le contrôle total de son destin", souligne le communiqué. "Il est indispensable que le peuple irakien se prononce à travers des élections sur la manière dont il veut être gouverné". "Il est également important d’essayer de respecter le calendrier prévu par les Nations Unies", ajoute le gouvernement.

Lisbonne souligne que sa décision s’inscrit dans le cadre des orientations du sommet européen de Bruxelles, qui a adopté, vendredi 5 novembre 2004, un plan d’aide à l’Irak comprenant notamment un soutien financier accru pour la tenue des élections et l’offre d’une formation de cadres administratifs et policiers.

Lisbonne indique en outre qu’il examinera avec "une attention particulière" les résultats de la conférence de Charm El Cheikh en Egypte, qui doit notamment réunir, les 22 novembre et 23 novembre 2004, les gouvernements de l’Irak, ses voisins (Syrie, Iran, Jordanie, Arabie Saoudite, Turquie, Koweït), l’Egypte, les pays du G8 (Etats-Unis, Russie, Japon, Canada, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie).

Le Portugal avait déployé en novembre 2003 un contingent d’éléments de la GNR basé à Nassiriyah, dans le cadre de la force de stabilisation et de reconstruction en Irak. Le gouvernement de centre droit de l’ancien Premier ministre, José Manuel Durao Barroso, avait soutenu l’intervention américano-britannique en Irak, malgré les réticences du président socialiste, Jorge Sampaio.

La principale formation d’opposition, le Parti socialiste, a aussitôt contesté la décision du gouvernement. Dans un communiqué le PS a estimé que "cette force (la GNR) devrait rentrer au Portugal à l’expiration du délai qui expire". Selon un sondage publié, samedi 6 novembre 2004, par le quotidien Correio da Manha, 82,5 % des Portugais souhaitent le retour des gendarmes, tandis que 14,5 % sont favorables à leur maintien.

La décision du gouvernement portugais survient alors que le Premier ministre irakien a décrété, dimanche 7 novembre 2004, l’état d’urgence dans tout l’Irak, sauf le Kurdistan, pendant 60 jours, afin d’assurer la tenue des élections.

Agence France Presse

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