retour article original

samedi 19 août 2017
Vous êtes ici Accueil Corruption Corruption en Suisse

Decarro, Marcellus et Vanek

par Frank BRUNNER


Eric Decarro et Olivier de Marcellus sont les deux principaux personnages impliqués dans l’arnaque du G8 -environ 200000.- CHF détournés au profit des petits copains. Accessoirement, ils sont fonctionnaires de l’Etat de Genève.

Par ailleurs, Eric Decarro est le président du Syndicat suisse des services publics (SSP), dont le comité genevois est complètement noyauté par l’extrême gauche et manipulé par elle.

Olivier de Marcellus


Comment on manipule un syndicat

Il faut savoir que les assemblées générales du SSP sont manipulées. Les apparatchiks politicards occupent l’estrade et accaparent l’essentiel du temps de parole. Leurs petits copains saturent la salle et monopolisent le temps de parole restant. Il en résulte une fausse impression de soutien unanime de "la base", alors qu’il ne s’agit que d’un spectacle de marionettes. Le rôle des petits copains consiste à « faire la foule », applaudir servilement les « grands résistants anticapitalistes » qui se pavanent sur l’estrade, et huer, puis interrompre quiconque voudrait exprimer des critiques. On mesure ainsi à quel point ces gens respectent la liberté d’expression d’autrui...

Eric Decarro

Chaque fois que le comité syndical doit être élu, Eric Decarro et ses acolytes rameutent leurs petits copains du parti et imposent leur propre réélection grâce à cette majorité automatique. Face à leur bloc de voix, aucun militant indépendant n’a la moindre chance d’être élu. On reste entre politicards. C’est ainsi que les apparatchiks parviennent à s’incruster durant des dizaines d’années.

Ces méthodes sont très révélatrices du mépris dans lequel est tenue la base. En fait, pour peu que vous ne soyez pas d’accord avec eux, les apparatchiks vous tiennent pour un imbécile « dépourvu de conscience de classe », c’est-à-dire quelque chose à mi-chemin entre le « social-traître » et l’handicapé mental. De toute façon, dès le moment où vous n’êtes pas d’accord avec eux, votre opinion ne mérite aucune considération.

Quand on constate avec quelle absence de scrupule Eric Decarro organise des détournements de fonds publics, on ne peut s’empêcher de penser qu’un audit des finances du SSP réserverait sans doute bien des surprises...

Les membres du parti Solidarités ont également noyauté, entre autres, le syndicat suisse Comedia. Ils accaparent l’essentiel de l’espace rédactionnel dans la publication du syndicat. On observe d’ailleurs le même phénomène en parcourant le périodique du SSP genevois. Dans la pratique, seuls les petits copains ont droit à la parole. Sans doute au nom de la liberté syndicale...

Pierre Vanek

Pierre Vanek

Le principal complice de Decarro et Marcellus est Pierre Vanek, permanent du parti Solidarités et député au Grand Conseil genevois. Lui aussi est membre du SSP.

D’ordinaire, Pierre Vanek reste en retrait, préférant opérer, depuis les coulisses, par marionnettes interposées.

Pierre Vanek est un fervent adepte du noyautage des syndicats et des associations ayant un caractère plus ou moins politique.

De toute évidence, Pierre Vanek est également un fervent adepte des détournements de fonds commis au profit de ses petits copains. Quand une magouille est divulguée, Pierre Vanek feint l’incrédulité, mais il s’abstient, bien évidemment, d’exiger une enquête susceptible de tirer l’affaire au clair...

Etrange conception de la démocratie

Les petits copains de Pierre Vanek commencent par adhérer à une association, sans participer à ses activités. Ils se réservent pour le blabla "intello". C’est moins fatiguant.

Ils attendent que l’assemblée générale élise le comité. Ils débarquent alors en masse, assurés d’une majorité automatique. Si l’association compte peu de membres, il suffit d’une dizaine de personnes pour constituer une majorité automatique. Au moment de l’élection du comité, ces dix personnes votent les unes pour les autres et s’élisent réciproquement. Ainsi, les politicards imposent leurs propres candidats au comité.

En principe, ils laissent quelques places à des membres d’autres partis, afin d’entretenir une illusion de pluralisme -ce « pluralisme » facilitant l’octroi d’une subvention-, mais ils se comportent très vite en dictateurs et s’efforcent de prendre le contrôle du secrétariat et de la trésorerie. Si quelqu’un proteste contre leurs agissements, ils n’hésitent pas à soutenir des « arguments » du genre : « Par un vote majoritaire, le comité a décidé qu’il n’y a pas eu de magouille ! Quiconque persiste à nous accuser de magouiller bafoue « la volonté démocratique » et doit être exclu !... »

Une autre tactique consiste à écoeurer les gêneurs en pourrissant délibérément l’ambiance des réunions. Ou encore, on se livre à du harcèlement au moyen d’appels téléphoniques anonymes au domicile des gêneurs, on propage des rumeurs calomnieuses sur leur compte, etc.... Les bénévoles perdent très rapidement leur motivation et abandonnent le terrain aux ripoux.

Bien souvent, plutôt que de noyauter une association « politique » existante, on la crée de toutes pièces, ce qui permet de se répartir aussitôt les places du comité. C’est ce qui s’est produit avec le Forum social lémanique, dont les membres se sont autoproclamés et ont souverainement décidé de la répartition, entre leurs petits copains, des 526860.- CHF de subvention obtenus du parlement cantonal genevois...

Les martyrs

En date du 17 juin 2003, un « comité de soutien » à Eric Decarro et Olivier de Marcellus -présentés comme des martyrs de la liberté syndicale et de la liberté d’expression- a tenu une conférence de presse, à Genève. Ce comité se compose de politicards représentant des associations et des syndicats noyautés par le parti Solidarités. Sur la photographie publiée par la Tribune de Genève, dans son édition du 18 juin 2003, on reconnaissait, au premier rang, José Gonzalez et Bernard Clerc, tous deux membres du parti Solidarités et habitués à couvrir les magouilles de leurs petits copains...

Frank BRUNNER

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1 Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

AUTEURS 

  • Frank BRUNNER

  • Accueil

    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source