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lundi 20 février 2017
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AP, 9 novembre 2004

Côte d’Ivoire : Affrontements à Abidjan ; sept morts et plus de 200 blessés


ABIDJAN (AP) - Les forces françaises ont ouvert le feu, mardi 9 novembre 2004, alors que des milliers de loyalistes étaient massés près d’un poste d’évacuation pour étrangers à Abidjan, ont affirmé des témoins. Selon des sources hospitalières, sept personnes ont été tuées et plus de 200 blessées dans ces violences.

Les forces militaires françaises ont annoncé qu’elles enquêtaient sur ces informations.


Dans un communiqué, l’état-major des armées a ensuite annoncé qu’en liaison avec les autorités ivoiriennes, Licorne avait décidé de quitter, dans la matinée, « la zone autour de l’hôtel Ivoire, pour rejoindre une nouvelle position en centre-ville », mais que « de violentes manifestations des Jeunes patriotes » avaient « empêché ce mouvement jusqu’en fin d’après-midi ».

« Le départ du convoi a provoqué des réactions très violentes des émeutiers et un début de panique dans la foule », a précisé l’état-major des armées. « Les forces de sécurité ivoiriennes se sont interposées entre Licorne et les manifestants. Les forces ivoiriennes et Licorne ont été la cible des tirs d’armes à feu provenant des émeutiers ».

Selon le communiqué, « les forces de sécurité ivoiriennes, qui s’interposaient, ont été malmenées et ont riposté. Un membre des forces de sécurité ivoiriennes a été tué par un tir provenant des agresseurs. Face aux provocations de la foule, pour une part armée, et en riposte à ses tirs, les forces ivoiriennes ont ouvert le feu pour couvrir le départ du détachement Licorne ».

« Sous la protection des forces de sécurité ivoiriennes et couvert par des tirs d’intimidation, Licorne a poursuivi son mouvement pour rejoindre sa future position », conclut l’état-major des armées.

Le docteur Sie Podipte, chef du service d’urgence à l’hôpital Cocody, a affirmé pour sa part que l’hôpital soignait plus de 200 blessés et que sept corps sans vie avaient été amenés.

Les affrontements se sont produits alors que des milliers de loyalistes s’étaient massés près de la résidence du président Laurent Gbagbo, à proximité d’un hôtel que les Français ont transformé en centre d’évacuation temporaire.

La situation humanitaire est "catastrophique" au nord de la Côte d’Ivoire, affirment les anciens rebelles

PARIS (AP) - Le secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a affirmé, mardi 9 novembre 2004, que la situation humanitaire était "catastrophique" dans le nord du pays, et accusé les partisans du président Laurent Gbagbo de procéder à "l’exécution des étrangers". "Dans l’ouest de notre pays, l’ethnie du président de la République (Laurent Gbagbo) procède systématiquement à l’exécution des étrangers", a déclaré le dirigeant des anciens rebelles ivoiriens sur France-Info. Selon lui, les Burkinabé et les Maliens notamment "font les frais de cette situation".

Guillaume Soro a ajouté que "la situation est catastrophique, désastreuse" dans le Nord, contrôlé par les rebelles, et que, "depuis plus d’une semaine" le gouvernement ivoirien "a interrompu l’électricité et l’eau". "Le manque d’eau et d’électricité cause beaucoup, beaucoup de morts, nous sommes au bord du désastre", a-t-il affirmé.

Le dirigeant des Forces nouvelles a également fait part de sa "consternation" après le bombardement par l’armée ivoirienne d’un stationnement de militaires français. Neuf soldats ont été tués ainsi qu’un civil américain, selon un bilan français. "Ces bombardements ont causé une cinquantaine de morts dans la population civile", a ajouté M. Soro.

Face à la "situation qui dérape" dans le pays, Guillaume Soro a à nouveau demandé le départ du président Laurent Gbagbo et la fin de son "régime dictatorial". "Il nous sera difficile, si la crise doit s’enliser, de retenir nos soldats", a-t-il enfin prévenu, tout en demandant à la communauté internationale de renforcer sa présence dans le pays pour endiguer les violences.

Associated Press

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