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dimanche 23 avril 2017
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Reuters, 11 novembre 2004

Irak : Attaques et attentats se multiplient dans le pays, tandis que l’occupant poursuit la dévastation de Fallujah


FALLOUDJA, Irak (Reuters) - Les US Marines poursuivent le bombardement de Falloudja et affirment contrôler presque les trois-quarts de la ville.


"Il y a une importante présence des forces américaines à travers Falloudja, d’après les informations transmises par les chars qui entrent et sortent de la ville, et d’après les transmissions radio", a déclaré à Reuters l’officier Roy Meek.

Ce dernier, dont la compagnie de blindés opère dans le nord-ouest de Falloudja, s’est exprimé après une nouvelle salve de l’artillerie contre des cibles dans le quartier voisin de Djolane, où se sont déroulés certains des plus violents combats depuis le début de l’offensive américano-irakienne lancée, lundi 8 novembre 2004 au soir, pour déloger les résistants de la ville sunnite.

Un autre Marine, s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, dit avoir vu de nombreux soldats américains, Marines et unités de soutien se rassembler sur le principal axe routier de l’est de Falloudja.

Environ 10000 soldats américains et marines et 2000 soldats irakiens participent à cette bataille pour reprendre Falloudja, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, avant les élections législatives prévues en janvier 2005. L’offensive a été lancée pour tenter de capturer des résistants irakiens et des combattants étrangers, notamment les partisans d’Abou Moussab Al-Zarkaoui, responsables de nombreux attentats suicide et de l’exécution de plusieurs otages occidentaux.

D’après les habitants, les corps décomposés qui jonchent les rues dégagent une odeur nauséabonde sur toute la ville, en grande partie désertée par les civils.

La nourriture commence à manquer

Falloudja est privée d’eau et d’électricité depuis cinq jours et la nourriture commence à manquer pour les milliers d’habitants pris au piège par les combats.

De violents affrontements ont eu lieu mercredi 10 novembre 2004. L’armée américaine a précisé que son aviation avait bombardée une mosquée utilisée par les rebelles pour tirer contre les forces américaines.

"Les combats, comme vous le savez tous, se déroulent à bout portant en zone urbaine et sont très violents", a déclaré le général John Sattler, commandant des marines à Falloudja, selon lequel les résistants ne peuvent plus coordonner leurs actions. "Ils sont désormais dans de petites poches, à l’aveugle, et ils se déplacent dans la ville. Nous continuerons à les traquer et à les éradiquer", a-t-il ajouté.

Dans une vidéo transmise à Reuters, les résistants affirment avoir capturé plus de 20 gardes nationaux irakiens à Falloudja.

Attaques de commissariats et explosions à Mossoul

MOSSOUL, Irak (Reuters) - Des résistants ont incendié plusieurs commissariats, ont volé des armes et sont descendus dans les rues de Mossoul, qui semble échapper à tout contrôle, rapportent des habitants de la troisième plus grande ville irakienne.

Des explosions et des tirs de fusils d’assaut et de lance-grenades ont retenti à travers cette ville du nord de l’Irak. Des colonnes de fumée s’élèvent au dessus d’au moins deux commissariats incendiés, ont ajouté ces habitants. "C’est fou, vraiment, vraiment fou", a déclaré Abdallah Fassi, qui a assisté en personne à l’attaque d’un commissariat.

Une voiture piégée explose à Bagdad, au moins quatre morts

BAGDAD (Reuters) - Une voiture piégée a explosé au passage d’une patrouille de police, dans le centre de Bagdad, tuant au moins quatre civils et dévastant un immeuble voisin, ont rapporté des témoins. Un journaliste de Reuters sur place a vu quatre corps calcinés dans des voitures détruites par l’explosion. Aucun bilan général n’a été avancé. "Une voiture piégée a visé une patrouille de police, blessant plusieurs policiers", a déclaré un agent sur le lieu de l’explosion. "Il doit également y avoir des victimes civiles car c’est un endroit fréquenté."

La déflagration a provoqué l’effondrement du toit et des murs d’un immeuble voisin. Les services de secours, aidés par des passants, ont commencé à rechercher des survivants sous les ruines du bâtiment.

De nombreuses voitures faisaient la queue devant une station essence lorsque le véhicule piégé a explosé, vers 11h30, dans le quartier commerçant de la rue Saadoune. La station elle-même n’a pas pris feu. L’armée américaine a dit ne disposer d’aucune information sur cette explosion.

"Ma clinique a tremblé et elle est maintenant remplie de sable et de poussière", a déclaré le médecin Anouare Barnouti, directeur d’un établissement médical. "Il n’y a pas de cible évidente dans les environs. C’est un quartier commerçant avec des médecins, des avocats et des magasins", a-t-il ajouté.

L’explosion d’une voiture piégée a tué sept personnes, mercredi 10 novembre 2004, près du siège du ministère de la Culture à Bagdad.

Reuters

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