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lundi 21 août 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (12ème partie) : Novembre 2004
AP, AFP, 11 novembre 2004

Irak : Des centaines de résistants tués ou capturés à Fallujah


FALLOUJAH, Irak (AP) - Trois jours après le début de la bataille de Falloujah, l’armée américaine a pilonné, jeudi 11 novembre 2004, les quartiers sud, où seraient retranchés des résistants, et lancé la deuxième phase de son offensive.

Dans le même temps, les violences se sont poursuivies dans le reste du pays, un attentat à la voiture piégée faisant 17 morts à Bagdad.


L’armée américaine a lancé, au coucher du soleil, la deuxième phase de son offensive sur Falloujah, attaquant des poches de résistance situées dans le sud de la ville. Elle a également annoncé que 600 insurgés avaient été tués depuis le début des combats, lundi 8 novembre 2004 au soir. Il ne s’agit toutefois que d’une estimation. Le chef d’état-major interarmes américain, le général Richard Myers, a déclaré de son côté que « des centaines et des centaines d’insurgés » ont été tués ou capturés.

Dix-huit soldats américains et cinq militaires irakiens, qui participaient à l’offensive, ont été tués, et respectivement 178 et 34 ont été blessés, depuis le début des opérations, selon l’armée américaine. Celle-ci n’a avancé aucun bilan pour les civils, dont la plupart auraient quitté la ville avant le début de l’offensive.

L’artillerie et l’aviation américaines ont pilonné le sud de la ville, jeudi 11 novembre 2004, où les résistants seraient acculés, entre l’Euphrate à l’ouest et des unités américaines au sud et à l’est. De fortes explosions ont été entendues dans la matinée et de nombreux bâtiments étaient très endommagés.

Les forces américaines, épaulées par des soldats irakiens, avaient annoncé, mercredi 10 novembre 2004, contrôler 70 % de la ville. Le général Myers a déclaré sur la chaîne américaine NBC que l’offensive de Falloujah était une « grande réussite ». Mais il a prévenu que la chute de la ville ne mettrait pas fin à la résistance irakienne. Selon les militaires américains, de nombreux résistants ont quitté la ville sunnite, considérée comme leur principal bastion, avant le début de l’attaque.

L’armée américaine a annoncé avoir retrouvé un otage emprisonné dans le nord-est de la ville. L’homme, qui était enchaîné et aurait été frappé par ses ravisseurs, a dit être un chauffeur de taxi irakien, retenu depuis dix jours. Un commandant irakien avait annoncé la veille la découverte de maisons utilisées pour l’exécution d’otages étrangers.

La violence s’est également poursuivie dans le reste du pays. Une voiture piégée a explosé à un carrefour très fréquenté du centre de Bagdad, faisant 17 morts. Plusieurs blessés ont été évacués par des habitants du quartier. Un autre attentat à la voiture piégée avait déjà fait, la veille, 10 morts dans la capitale irakienne.

A Mossoul, des résistants ont attaqué plusieurs postes de police, et on entendait des explosions et des tirs. Des hommes armés circulaient dans les rues et tenaient plusieurs ponts. L’armée américaine a annoncé que des « opérations offensives » avaient été lancées pour restaurer l’ordre dans la troisième ville du pays.

Des résistants ont également attaqué une base de la Garde nationale irakienne, près de Mashahdah, à 40 kilomètres au nord de Bagdad, et des saboteurs ont fait sauté une charge explosive sur un puits de pétrole, dans le nord du pays.

A Samarra, une ville située à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad, trois civils irakiens ont été tués et trois autres blessés, mercredi 10 novembre 2004, par des tirs américains effectués en riposte à une attaque au mortier lancée par des résistants contre une base américaine, a annoncé, jeudi 11 novembre 2004, la police irakienne.

Enfin, trois entrepreneurs irakiens capturés par des résistants ont été libérés, mercredi 10 novembre 2004, par des US Marines, lors d’un raid à Qaim, près de la frontière syrienne.

Edward HARRIS

L’armée américaine encercle Hawijah où un couvre-feu a été instauré

L’armée américaine a encerclé la ville de Hawijah, un fief sunnite à 200 km au nord de Bagdad, jeudi 11 novembre 2004 au soir, après que huit personnes eurent été blessées dans des affrontements avec des résistants, a indiqué le chef de police de la ville, le colonel Ahmad Obeidi. "Depuis 20h00, les forces américaines ont encerclé la ville, en bouclant toutes les issues", a-t-il affirmé.

Ahmad Obeidi avait précisé auparavant que "huit personnes ont été blessées, dont quatre gardes nationaux, dans des affrontements avec les rebelles" et ajouté qu’un couvre-feu avait été imposé entre 18h00 et 06h00, pour faire face à la violence.

Plusieurs centaines de personnes avaient manifesté, mercredi 10 novembre 2004, dans cette ville, pour exprimer leur solidarité avec la population de Falloujah, prise d’assaut par l’armée américaine et les forces irakiennes.

Par ailleurs, Ahmad Obeidi a indiqué que des centaines de salafistes armés s’étaient déployés sur les routes, entre Kirkouk et Hawijah, ainsi qu’entre Kirkouk et Tikrit, l’ancien fief du dictateur déchu Saddam Hussein.

Agence France Presse

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