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dimanche 25 juin 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (5ème partie) : De septembre 2004 à décembre 2004
AFP, 11 novembre 2004

Haïti : Amnesty International dénonce les exactions de la police


Un policier haïtien tire sur des émeutiers, à Port-au-Prince, le 11 septembre 2004

L’organisation Amnesty international a demandé, jeudi 11 novembre 2004, au gouvernement de transition haïtien, de créer une commission d’enquête indépendante sur les exécutions sommaires attribuées à des membres de la police nationale.

Haïti


Au terme d’une enquête de 18 jours conduite à Port-au-Prince et dans d’autres villes du pays, les enquêteurs d’Amnesty International se sont déclarés "profondément préoccupés" dans leur rapport, par les informations recueillies de sources indépendantes.

Des suspects arrêtés, dans un véhicule de la police haïtiene, à Port-au-Prince, le 6 octobre 2004

Ce rapport, qui a été présenté, jeudi 11 novembre 2004, dans la capitale, fait état de violations graves des droits de l’homme, telles des arrestations arbitraires, des mauvais traitements dans les lieux de détention et des exécutions extra-judiciaires aux mains d’éléments de la police nationale.

Un soldat brésilien de l’ONU, à Port-au-Prince, le 4 novembre 2004

Amnesty cite notamment des cas d’exécutions sommaires d’au moins sept personnes à Fort National, un quartier de la capitale, et de quatre jeunes abattus en plein jour dans la rue, à Carrefour, près de Port-au-Prince, par des individus portant des uniformes noirs et des cagoules. Leurs voitures ont été identifiées par des témoins comme des véhicules de patrouille de police.

Un policier haïtien et un soldat de l’ONU argentin, au poste de police de Gonaives, le 7 novembre 2004

Le rapport cite encore le cas d’un adolescent de 13 ans, arrêté par des policiers, questionné sur les caches des Chimères (les milices pro-Aristide), et sauvagement battu par des policiers alors qu’il était menotté et les yeux bandés.

Des policiers haïtiens au poste de police de Gonaives, le 7 novembre 2004

L’enquête d’Amnesty était dirigée par Javier Zuniga, un conseiller spécial de la secrétaire générale de l’organisation, Irene Khan. La délégation a enquêté sur la situation à Port-au-Prince ainsi qu’à Mirebalais, à Hinche et aux Gonaïves. Elle a conclu qu’il y avait de sérieux problèmes dans le fonctionnement de la justice en général et dans celui de la police en particulier.

L’entrée de la prison de Port-au-Prince, le 9 novembre 2004

Le gouvernement de transition doit se saisir d’urgence de ces problèmes, affirme le rapport. Amnesty a également réclamé une enquête indépendante de la police civile de la mission internationale de l’ONU, mais elle a toutefois reconnu les difficultés auxquelles le gouvernement transitoire fait face.

Agence France Presse

Des policiers haïtiens procèdent à des contrôles d’identité, à Carrefour, le 10 novembre 2004

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