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mardi 27 juin 2017
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AFP, 13 novembre 2004

République démocratique du Congo : Les rebelles hutus rwandais dénoncent des "menaces" de la MONUC


Un hélicoptère de la MONUC à Bunia

Les rebelles hutus rwandais du mouvement politico-militaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda, exilés en République démocratique du Congo, ont dénoncé, samedi 13 novembre 2004, des "menaces" de rapatriement forcé de la part de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monuc), dans un entretien avec l’AFP.

République démocratique du Congo


Les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) ont déployé, dans la semaine, quelque 3000 soldats dans le territoire de Walungu, dans l’est du pays, bastion de groupes armés, dont les FDLR, et ont fait valoir à leurs chefs "qu’ils ont intérêt à saisir cette dernière chance de l’option du désarmement et rapatriement volontaires".

Vue de l’hôpital de Walungu

La Monuc a participé à cette opération, et ses représentants "sont venus avec des menaces", a déclaré à l’AFP le président des FDLR, Ignace Murwanashyaka, joint au téléphone, à Bruxelles, depuis Nairobi. "Nos jeunes officiers sur le terrain leur ont réitéré les conditions de nos forces pour un retour au Rwanda. Mais les gens de la Monuc ont répondu qu’ils n’étaient pas venus entendre les conditions des FDLR", a-t-il ajouté. Les FDLR sont prêtes à rentrer dans leur pays, à la condition de "la tenue d’un dialogue inter-rwandais hautement inclusif", a-t-il souligné.

Des membres des FDLR

Les FDLR sont commandées par des officiers de l’ancienne armée rwandaise, dont certains sont soupçonnés d’avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsis et Hutus modérés. "Nous sommes dans les forêts congolaises, nous connaissons bien ces forêts et si quelqu’un nous agresse, nous nous défendrons", a affirmé M. Murwanashyaka. Il a appelé Kinshasa à "ne pas collaborer au rapatriement forcé" de ces rebelles, soulignant, dans un appel à une forme de solidarité, que dans le passé des éléments des FDLR "avaient été recrutés par le gouvernement de la RDC dans les camps de réfugiés rwandais", notamment au Congo Brazzaville et en République centrafricaine, pour aider Kinshasa à faire face aux "troupes rwandaises et ougandaises".

Agence France Presse

Des anciens comattants des FDLR, photographiés après leur rapatriement au Rwanda, à Kamina. Certains rebelles ont été torturés par le gouvernement rwandais, après leur rapatriement forcé depuis la République démocratique du Congo

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