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AFP, 14 novembre 2004

Bénin : Deux confédérations syndicales appellent à une nouvelle grève de 72 heures


Scène de rue à Malanville

Les deux principales confédérations syndicales béninoises ont appelé à un "arrêt de travail collectif" de 72 heures, à partir de mardi 16 novembre 2004, pour dénoncer "le silence coupable et la passivité habituelle de l’Etat" face à leurs revendications, portant notamment sur les salaires, a appris l’AFP.

Bénin


Depuis plus de quatre semaines, les fonctionnaires béninois organisent des mouvement de grève. Une grève de 72 heures a déjà été menée, la semaine dernière, pour dénoncer "le mutisme du gouvernement face aux misères du peuple" sur leurs revendications salariales.

Vue de l’école de Malanville

"Tout les travailleurs, sont appelé à observer scrupuleusement cet arrêt de travail de 72 heures à compter de mardi 16 novembre, pour contraindre l’Etat à nous écouter", a déclaré, samedi 13 novembre 2004, à l’AFP, Jean Allagbé, de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB), qui a aussi appelé à la grève.

Une salle de classe à l’école de Malanville

Dès vendredi 12 novembre 2004, Georges Kakaï Glèlè, secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (COSI), avait annoncé que la suspension du mot d’ordre de grève "est juste suspensif" et exigé "la satisfaction" des revendications.

Un laboratoire à l’école de Malanville

Les syndicats réclament, notamment, le paiement par l’Etat d’arriérés salariaux, le décrochage effectif de l’enseignement des autres secteurs de la fonction publique, la diminution du taux de l’impôt progressif sur traitements et salaires, la mise en place d’un projet de loi devant encadrer le statut des agents contractuels du secteur public, et la révision à la baisse des inscriptions dans les universités publiques du Bénin.

Un champ de coton

Le ministre béninois de la Fonction publique, Arouna Boubacar, joint au téléphone, dimanche 14 novembre, par l’AFP, a appelé les fonctionnaires béninois au calme et a annoncé l’ouverture, lundi 15 novembre 2004, de pourparlers avec les différentes confédérations. "Nous appelons les fonctionnaires à garder tout leur calme. Dès lundi prochain, le gouvernement engage des négociations avec les confédérations syndicales. Et nous allons nous entendre ! ", a-t-il déclaré.

Un terrassier

Depuis le 12 octobre 2004, "des arrêts de travail" ont été observés dans tout le pays, surtout dans le secteur de l’enseignement, où les cours n’ont toujours pas repris depuis la rentrée des classes.

Un vieillard

Créée en 1991 à la faveur de la démocratisation du Bénin, la CGTB recrute l’essentiel de ses membres au sein de l’administration et de l’enseignement. Ces dernières années, la confédération a commencé à percer dans le secteur privé et affirme rassembler environ 46000 membres dans tout le pays. La COSI, quant à elle a été créée en 1998 et revendique 20000 membres. Elle recrute l’essentiel de ses adhérents dans le secteur de la santé, de l’enseignement et des manutentions portuaires.

Agence France Presse

Un vendeur de rue à Cotonou

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