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mardi 28 mars 2017
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AP, 15 novembre 2004

Haïti : Le Premier ministre canadien en visite officielle

Suivi d’un commentaire


Vue de Port-au-Prince, avec le Palais National à l’arrière plan, le 4 octobre 2004

Pour la toute première visite officielle d’un chef de gouvernement canadien en Haïti, le Premier ministre, Paul Martin, a estimé, dimanche 14 novembre 2004, que le retour de la démocratie sur l’île passait par une "réconciliation nationale".

Haïti


"La communauté internationale a fait des efforts considérables pour venir en aide à Haïti, mais elle ne pourra pas accomplir ses engagements sans l’existence d’une réconciliation nationale entre vous tous Haïtiens. L’un ne peut pas aller sans l’autre", a déclaré M. Martin au palais présidentiel de Port-au-Prince, lors d’un dîner qui réunissait des dirigeants socio-politiques de toutes tendances.

Paul Martin en compagnie de Boniface Alexandre et Gérard Latortue

C’était la première fois depuis le départ en exil de Jean-Bertrand Aristide, en février 2004, que des membres des principales formations politiques se retrouvaient dans la même pièce.

Un soldat brésilien de l’ONU à Port-au-Prince, le 4 novembre 2004

Mais avant même que M. Martin n’ait fait son appel, Gérard Gilles, ancien sénateur du parti d’Aristide, le Lavalas, affirmait qu’une véritable réconciliation entre des adversaires politiques de longue date n’était pas réaliste. "Je ne dis pas "réconciliation", a-t-il lancé à son entrée au palais. "Parce que (quand) un ami très proche, très sincère, vous donne un coup sauvage dans le dos, vous ne pouvez plus être son ami. Vous n’allez plus être son ami parce qu’il a abusé de votre confiance. Mais on peut trouver un compromis historique avec cet ami pour pouvoir vivre..."

Un Haïtien contemple son champ dévasté par les intempéries, à Lagon, le 1er juillet 2004

Le premier ministre Paul Martin a promis que le Canada serait "aux côtés d’Haïti" à long terme. Mais cet engagement ne se traduira pas par une contribution militaire à la Mission internationale des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Une zone déboisée à Cayes Didier, le 22 septembre 2004

La mission compte actuellement environ 5000 soldats en provenance de plusieurs pays. Quelque 2000 doivent s’y ajouter d’ici la fin de l’année, et certains observateurs estiment que le Canada devrait y contribuer afin de maintenir une influence réelle en Haïti.

Associated Press

Un Haïtien fabrique du charbon de bois

Commentaire

Le Canada peut être bien plus utile aux Haïtiens en finançant un vaste programme de reboisement du pays, au lieu d’envoyer des soldats. Pierre Pettigrew, lors de sa visite en Haïti, avait d’ailleurs mentionné la nécessité d’un programme de reboisement.

Pierre Pettigrew

Ce programme de reboisement s’étendrait sur de nombreuses années, fournissant du travail à des quantités de Haïtiens qui auraient, ainsi, l’occasion de quitter leurs bidonvilles et d’échapper à l’influence des gangs.

Un Haïtien fabrique du charbon de bois

Il convient de prévoir des camps de reboisement mobiles, se déplaçant à mesure de la progression du reboisement. Ces camps pourraient, notamment, inclure des écoles, où les Haïtiens qui le souhaitent pourraient suivre quelques heures de cours par jour et au moins apprendre à lire et à écrire.

Du charbon de bois au marché de Port-au-Prince, le 2 juin 2004

Une aide concrète de ce genre fera certainement, pour l’influence du Canada en Haïti, bien davantage qu’un détachement de soldats patrouillant dans les bidonvilles et se contentant d’observer passivement la misère de ceux qui y végètent, sans espoir ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants.

Scène de vie dans un bidonville de Port-au-Prince, le 5 mai 2004

Par ailleurs, il serait avisé de distrinuer des fours solaires à la population, en sorte qu’elle puisse se passer de charbon de bois pour cuisiner. L’économie faite sur les achats de charbon de bois améliorera d’autant le revenu des bénéficiaires de fours solaires.

Frank BRUNNER

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