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samedi 24 juin 2017
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AP, 15 novembre 2004

Irak : La résistance se poursuit dans plusieurs villes


BAGDAD (AP) - La résistance irakienne ne semble pas à genoux, même si elle a pratiquement perdu le contrôle de Falloujah. Après Mossoul, ce week-end, c’est à Baaqouba qu’elle est passée à l’action, ainsi que dans la localité de Bouhriz, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Bagdad. L’aviation américaine est intervenue et on déplore au moins seize morts dans ces nouvelles violences.


Quelques poches de résistance subsistaient encore, lundi 15 novembre 2004, à Falloujah. Des ambulances qui essayaient d’entrer en ville ont dû faire demi-tour, selon le patron du Croissant-Rouge irakien. Cette organisation, tout comme la Croix-Rouge, n’a pas pu pénétrer dans la ville depuis plus d’une semaine.

Malgré la persistance de combats, le ministre de l’Intérieur irakien a déclaré victoire dans l’offensive. "Falloujah n’est plus un refuge pour les terroristes et les tueurs. Cette chose-là, c’est fini", a déclaré à Bagdad Falah Hassan al-Naqib.

Le Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, a annoncé, pour sa part, le démantèlement d’un groupe radical présenté comme proche du terroriste Abou Moussab Al-Zarqaoui et l’arrestation de son chef, Moaïad Ahmed Yassine. "Le groupe "Jaish Mohammed" (Armée de Mahomet) a été démantelé. Nous avons arrêté son chef", a déclaré M. Allaoui dans une interview à la chaîne "Al-Arabiya".

Selon le Premier ministre irakien, le groupe était connu pour coopérer avec le chef terroriste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, le réseau Al-Qaïda et les fidèles de Saddam Hussein. "Ils projetaient de détruire Falloujah en faisant exploser d’importantes positions", a-t-il assuré. Le groupe a été démantelé durant l’offensive américaine sur Falloujah, a précisé la chaîne "Al-Arabiya".

Parallèlement, les services d’Iyad Allaoui ont confirmé que deux femmes appartenant à sa famille, enlevées la semaine dernière à Bagdad, avaient été libérées. L’information avait été révélée dans la nuit par les chaînes de télévision par satellite Al-Jazira et Al-Arabiya. Le cousin d’Iyad Allaoui, Ghazi Allaoui, et son épouse avaient été enlevés, le 9 novembre 2004, à Bagdad, en compagnie de la belle-fille enceinte du Premier ministre irakien. Un groupe d’insurgés, Ansar al-Jihad, avait revendiqué l’enlèvement et menacé de décapiter les trois otages dans un délai de 48 heures, si tous les prisonniers détenus en Irak n’étaient pas libérés et le siège de Falloujah levé.

En dehors de Falloujah, des affrontements ont opposé, lundi 15 novembre 2004, des résistants aux forces américaines et irakiennes, dans plusieurs villes du centre et du nord de l’Irak, dont Baaqouba, Ramadi, Mossoul et Suwayrah, au sud de Bagdad.

Des combats ont aussi eu lieu dans la ville voisine de Bouhriz, à 55 km au nord-est de Bagdad. L’aviation américaine a lancé deux bombes de 225 kilos sur une position des résistants.

Quatre soldats de la 1ère Division d’infanterie ont été blessés, selon l’armée américaine. Neuf Irakiens, dont un résistant, un policier et sept civils, ont été tués, et onze autres Irakiens ont été blessés dans les combats, selon Mohammed Zayad, de l’hôpital de Baaqouba.

A Suwayrah, des hommes armés ont attaqué, presque en même temps, un commissariat et le siège de la Garde nationale irakienne. Juste avant, un kamikaze avait tenté de faire exploser une voiture piégée contre le siège de la Garde nationale irakienne, mais il a été tué par la police avant de pouvoir déclencher sa bombe. Sept policiers irakiens et gardes nationaux ont été tués dans les affrontements, dont le directeur du commissariat de police de Suwayrah, Hadi Refeidi.

Au moins 38 soldats américains et six militaires irakiens ont été tués, depuis le début de l’offensive sur Falloujah. Le nombre de soldats américains blessés s’élève à 275. Selon les autorités américaines, plus de 1200 résistants ont été tués.

Le Parlement hongrois rejette la prolongation de la mission de ses troupes en Irak

BUDAPEST (AP) - Le Parlement hongrois a rejeté, lundi 15 novembre 2004, une proposition gouvernementale visant à prolonger de trois mois, jusqu’au 31 mars 2005, le séjour en Irak d’un contingent non-combattant de 300 hommes.

Le gouvernement socialiste voulait prolonger la mission de ce contingent, chargé du transport, et déployé, depuis la mi-2003, à Hillah, au sud de Bagdad. Cette proposition devait recueillir les deux-tiers des suffrages des 386 députés pour être approuvée, mais elle n’a obtenu que 191 voix, deux partis de centre-droit ayant voté contre. Le Premier ministre Ferenc Gyurcsany avait réclamé cette prolongation pour que la Hongrie puisse être présente en Irak lors des élections prévues pour janvier 2005. "Nous avons besoin de trois mois pour pouvoir dire que nous tenons parole, que les sacrifices faits par 300 soldats hongrois ont un sens. Nous avons besoin de 90 jours (...) pour pouvoir être fiers de dire que la Hongrie n’abandonne pas ses alliés", avait-il plaidé.

Un soldat hongrois est mort en Irak, tué, en juin 2004, dans l’explosion d’une bombe, près du convoi d’eau dont il assurait la surveillance.

Associated Press

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