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AP, 16 novembre 2004

Côte d’Ivoire : L’ONU impose un embargo sur les armes


NATIONS UNIES (AP) - Le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé, lundi 15 novembre 2004, à l’unanimité, une résolution imposant un embargo immédiat sur les armes à la Côte d’Ivoire, et donnant aux rebelles et aux forces gouvernementales un mois pour relancer le processus de paix, sous peine de nouvelles sanctions.


Le texte, proposé par la France, impose un embargo immédiat, de 13 mois, sur les armes à la Côte d’Ivoire, en réponse aux demandes des dirigeants africains réunis, dimanche 14 novembre, à Abuja (Nigeria). Il donne également jusqu’au 15 décembre 2004 au gouvernement du président Laurent Gbagbo et aux Forces nouvelles (ex-rebelles) pour relancer les accords de paix de Marcoussis et d’Accra 3.

Dans le cas contraire, les Nations Unies décideront d’une interdiction des déplacements et d’un gel des avoirs à l’encontre des personnes qui bloquent le processus de paix dans le pays, violent les droits de l’Homme et empêchent le désarmement des combattants.

Sont également concernées par cette dernière mesure les personnes coupables d’incitation à la haine et à la violence, une référence aux messages diffusés via la radio et la télévision à l’encontre des ressortissants étrangers, et plus particulièrement français.

Ses sanctions seront appliquées pendant une année, si le processus de paix n’est pas relancé. Au terme de cette année, le Conseil de sécurité examinera à nouveau la situation en Côte d’Ivoire et décidera d’une éventuelle prolongation de ces mesures.

La résolution vise tout particulièrement l’application des accords signés, en juillet, à Accra (Ghana), qui fixaient au 15 octobre 2004 le début du désarmement et exigeaient le respect des accords conclus en janvier 2003 à Marcoussis (banlieue parisienne) prévoyant la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

L’ambassadeur français aux Nations Unies, Jean-Marc de La Sablière, a souligné que l’objectif du Conseil de sécurité était de forcer les deux parties à reprendre les négociations. "Le Conseil de sécurité n’a jamais cessé de dire qu’il n’y a aucune solution militaire à la crise en Côte d’Ivoire, il n’y a qu’une solution politique", a-t-il affirmé.

De son côté, l’ambassadeur ivoirien, Philippe Djangone-Bi, a estimé que le gouvernement de Laurent Gbagbo avait déjà honoré les engagements pris dans le cadre des accords de paix. "Comment assurer la sécurité de notre peuple, de notre gouvernement, de nos institutions, quand les rebelles peuvent continuer à s’armer par leurs canaux, comme ils l’ont fait jusqu’ici ?", a-t-il déclaré. "Nous allons prendre date (de la résolution, NDLR), mais nous voulons qu’il soit bien clair que nous la trouvons injuste".

De manière générale, la résolution a pour but de mettre un terme à la situation chaotique qui règne en Côte d’Ivoire depuis le lancement, le 4 novembre 2004, d’une nouvelle offensive des forces gouvernementales, contre les rebelles basés dans le nord du pays.

Trois jours plus tard, les forces gouvernementales avaient bombardé une base militaire française, à Bouaké, dans le centre du pays, entraînant la mort de neuf soldats français et d’un civil américain.

Paris avait riposté en détruisant la force aérienne de l’armée ivoirienne, avant que des manifestations populaires ne conduisent au départ du pays de plus de 5000 ressortissants étrangers.

Associated Press

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