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AP, 16 novembre 2004

Côte d’Ivoire : La résolution de l’ONU « est un avertissement et une pression très claire »


PARIS (AP) - Le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, estime, dans « Le Figaro » de mercredi 17 novembre 2004, que la résolution de l’ONU sur la Côte d’Ivoire « est un avertissement et une pression très claire » sur les protagonistes du conflit.


« La résolution, unanime du Conseil de sécurité de l’ONU, appuyée par l’Union africaine, permet de rappeler leurs responsabilités et leurs engagements à tous les protagonistes qui ont signé les accords de Marcoussis et d’Accra », se félicite Michel Barnier. « Il faut que les engagements pris soient respectés ». « Ceux qui entraveront le processus savent qu’ils s’exposeront à des sanctions concrètes », prévient le chef de la diplomatie française. Que ce soient pour « leurs avoirs financiers » ou « leurs voyages ».

Pour le ministre des Affaires étrangères, « il faut traiter les oppositions et les différences par les élections et par le dialogue politique ». « La solution, dans ce pays n’est pas militaire », note-t-il. « Notre unique souci est le retour de la paix et la sortie de la crise pour ce pays ami », souligne Michel Barnier. « Ce chemin est long. C’est le seul. Sinon ce sera à nouveau l’embrasement et les conflits ».

Quant au rôle de Paris, le chef de la diplomatie française assure que « nous ne sommes pas dans un tête-à-tête entre la Côte d’Ivoire et la France ». « La France n’est en aucune façon en guerre contre la Côte d’Ivoire ». « Nous ne choisissons pas un camp contre l’autre. Nous défendons une solution politique », insiste Michel Barnier.

Interrogé sur les plaintes déposées par des citoyens français victimes de crimes ou délits en Côte d’Ivoire, le ministre des Affaires étrangères souligne que Paris tient « à ce que ceux qui ont commis des exactions, qui s’en sont pris aux personnes de manière indigne, violente, à des femmes en particulier, rendent des comptes et assument leurs méfaits ».

Michel Barnier précise que « la justice française a été saisie » et que les institutions judiciaires ivoiriennes « doivent jouer leur rôle et coopérer ». « Il y a enfin des institutions judiciaires internationales qui peuvent être saisies par des citoyens », souligne le ministre.

Associated Press

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