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dimanche 25 juin 2017
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AP, 17 novembre 2004

Côte d’Ivoire : La Norvège évacue ses diplomates


OSLO (AP) - La Norvège a ordonné, mercredi 17 novembre 2004, l’évacuation de ses diplomates de Côte d’Ivoire, et elle a exhorté ses ressortissants à éviter de se rendre dans ce pays en raison des violences actuelles.


Selon Karsten Klepsvik, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, la quasi-totalité des 56 Norvégiens qui habitaient en Côte d’Ivoire sont déjà partis. "L’ambassadeur et un autre diplomate vont partir maintenant à bord d’un avion suédois", a-t-il expliqué. La Norvège a aussi exhorté ses ressortissants d’éviter d’aller dans ce pays, et à ceux qui s’y trouvent encore de le quitter.

Au total, plus de 5000 occidentaux ont quitté la Côte d’Ivoire, à la suite des violences infligées par des partisans du président Laurent Gbagbo à l’encontre d’étrangers, et notamment de civils français.

Une association de défense des militaires dépose plainte contre Laurent Gbagbo

LILLE (AP) - Une association de défense des droits des gendarmes et militaires morts en mission a déposé plainte, mercredi 17 novembre, à Lille, contre le président ivoirien, Laurent Gbagbo, et son chef d’état-major, pour « homicides volontaires avec préméditation », après le raid de l’armée ivoirienne à Bouaké qui a coûté la vie à neuf militaires français le 6 novembre 2004.

La plainte, pour « homicides volontaires avec préméditation et blessures volontaires avec armes et en réunion », a été déposée par Me Eric Dupont-Moretti au nom du Comité du 22 avril 1988 à la mémoire des gendarmes d’Ouvéa, une association dont le siège se trouve dans le département du Nord. Elle vise, notamment, Laurent Gbagbo, accusé d’avoir supervisé les opérations, et le colonel Philippe Mangou, commandant sur le terrain de l’offensive aérienne, et promu depuis chef d’état-major des FANCI (forces armées nationales de Côte d’Ivoire).

Elle a également été déposée contre X, s’agissant des deux pilotes des Soukhoï-25 qui ont bombardé le poste de stationnement militaire de l’armée française de Bouaké (centre), « dont on a de bonnes raisons de penser qu’il s’agit de mercenaires » biélorusses, a expliqué Me Dupond-Moretti à l’Associated Press. Pour lui, la justice française est compétente car le raid a été perpétré « en temps de paix, donc ce n’est pas un crime de guerre, et que les victimes sont françaises ».

« L’attaque de Bouaké a fait neuf morts et 38 blessés -dans les rangs français- et après les ignominies proférées par le président de la Côte d’Ivoire, à propos de nos soldats, nous ne pouvions pas rester sans rien faire », expliquait, mercredi 17 novembre 2004, François Lamboley, président du Comité du 22 avril dans « La Voix du Nord ». « Nos hommes ont un comportement exemplaire et l’ensemble de la communauté internationale le souligne ! »

Le comité, formé à la mémoire des quatre gendarmes morts dans l’attaque de la brigade d’Ouvéa, le 22 avril 1988, défend les droits des gendarmes et militaires morts en service ou en mission et de leurs familles. L’association a obtenu le droit d’ester accordé par le ministère des Anciens combattants en 1993.

Associated Press

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