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dimanche 25 juin 2017
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AFP, 19 novembre 2004

Irak : Après Falloujah, l’occupant se prépare à dévaster Mossoul


BAGDAD (AFP) - L’armée américaine continuait, vendredi 19 novembre 2004 au matin, d’éliminer des poches de résistance à Falloujah où, selon un général américain, la résistance a été "écrasée", alors que les troupes américano-irakiennes s’apprêtent à lancer une offensive contre les positions des résistants à Mossoul.


Après les bombardements de jeudi 18 novembre, visant la résistance dans les quartiers du sud de Falloujah, les soldats américains continuaient, vendredi 19 novembre 2004, leurs opérations dans cette zone pour y traquer les résistants qui s’y trouveraient encore.

Le commandant des US Marines en Irak, le général John Sattler, a affirmé, jeudi 18 novembre, que l’offensive, lancée le 8 novembre 2004, sur Falloujah, avait permis "d’écraser l’insurrection", en particulier en détruisant le réseau de commandement qui existait entre les résistants.

Ces propos contredisent des informations rapportées par le New York Times, qui avait cité, jeudi 18 novembre 2004, un document secret de l’armée américaine, selon lequel la résistance pourrait rapidement revenir en force dans cette ville sunnite située à 50 km à l’ouest de Bagdad. Dans le rapport de sept pages cité par le New York Times, des responsables des services de renseignement des US Marines mettent en garde contre tout retrait important des troupes américaines une fois achevée l’offensive. Selon eux, la résistance serait en mesure de reconstituer rapidement ses forces, à Falloujah et dans la région, où les attaques pourraient vite gagner en intensité.

"Compte tenu des informations et des documents découverts, nous sommes en mesure de dire que nous avons maintenant brisé l’insurrection et qu’il n’y a plus de paradis" pour les résistants à Falloujah, a affirmé le général Sattler, dans une vidéo-conférence avec des journalistes à Washington. L’assaut "les a arrêtés et (...) je crois qu’il sera très dur pour eux de recommencer à opérer", a-t-il ajouté, estimant que les résistants chassés de Falloujah allaient désormais devoir se réinstaller ailleurs, dans des régions qui leur sont peu familières. "Nous n’allons pas partir trop rapidement. Nous resterons à proximité, aussi près que nécessaire, afin que l’Etat de droit soit maintenu, une fois rétabli", a souligné le général Sattler. Selon lui, des documents ont été découverts dans les quartiers-généraux des "insurgés" et notamment les listes des individus venus de l’étranger pour combattre à leurs côtés.

Au total, 51 soldats américains et huit soldats irakiens ont été tués depuis le 8 novembre 2004. Au moins 425 soldats américains et 43 soldats irakiens ont été blessés, a ajouté le général Sattler. Selon lui, le chiffre selon lequel plus de 1200 "insurgés" ont été tués depuis le début de l’offensive "est probablement correct". Quelque 1025 hommes ont été arrêtés, a-t-il dit. En revanche, le général a dit ne pas disposer de chiffres sur le nombre de civils tués lors de l’offensive.

Jeudi 18 novembre au soir, un officier de police irakien a été abattu, à Baaqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, selon un source hospitalière, ce qui porte à au moins 19 le nombre de personnes tuées, jeudi 18 novembre 2004, dans des violences en Irak, en dehors de Falloujah.

A Mossoul, des commandos irakiens, appuyés par des soldats américains, était prêts, vendredi 19 novembre 2004 au matin, à donner l’assaut contre les positions des rebelles dans la ville. "Nous commencerons par le centre avant de nous déplacer plus à l’ouest. Nous saisirons toutes les armes que nous trouverons et nettoierons cette ville des criminels et des terroristes", a affirmé, jeudi 18 novembre 2004 au soir, le général Rachid Flaih, commandant d’une force spéciale envoyée en renfort de Bagdad.

Quelque 1600 membres des forces de sécurités irakiennes et 1200 soldats américains sont déployés dans la ville, depuis mardi 16 novembre 2004, pour rétablir l’ordre, après la série d’attaques de la résistance lancées, la semaine précédente, contre des postes de police et des bâtiments officiels.

A l’étranger, le secrétaire d’Etat américain sortant Colin Powell a rejeté, jeudi 18 novembre 2004 au soir, la responsabilité de la violence en Irak sur les résistants qui s’opposent aux forces de la coalition et au nouveau pouvoir irakien.

De son côté, le président français Jacques Chirac a essuyé, vendredi 19 novembre, de nouvelles critiques de la presse britannique, pour avoir de nouveau souligné son désaccord avec Londres, à propos de l’Irak, pendant sa visite officielle de jeudi 18 novembre 2004 en Grande-Bretagne. Le Times a ainsi reproché à M. Chirac d’avoir adopté parfois "un comportement calculé pour embarrasser son hôte", le premier ministre britannique Tony Blair.

Enfin, en Australie, la dernière organisation humanitaire australienne encore présente en Irak, World Vision, a annoncé, vendredi 19 novembre 2004, qu’elle se retirait de ce pays après le meurtre de son responsable et l’assassinat de Margaret Hassan, qui dirigeait le bureau de l’organisation CARE à Bagdad.

Agence France Presse

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