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mardi 21 février 2017
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AP, 19 nvembre 2004

Côte d’Ivoire : 8332 Français sont partis


PARIS (AP) - Quelque 5434 Français vivant en Côte d’Ivoire, dont 1560 enfants, ont été rapatriés par les 14 vols affrétés, entre le 10 novembre et le 17 novembre, par le ministère français des Affaires étrangères, a annoncé celui-ci vendredi 19 novembre 2004. A ce chiffre s’ajoute celui des 2898 autres Français évacués par d’autres moyens aériens, pour un total de 8332 personnes.


La communauté française en Côte d’Ivoire, avant les violences anti-françaises, était estimée à quelque 14000 personnes, dont 8000 binationaux.

La France a par ailleurs assuré le départ de 415 ressortissants de l’Union européenne et de 178 de pays tiers tels que les Philippines, le Japon, le Congo, le Cameroun ou Taïwan, selon le Quai d’Orsay.

Un ordre de priorité a été établi pour le rapatriement volontaire des Français : les cas sanitaires, les enfants en bas âge, les personnes molestées, traumatisées ou dont les biens avaient été pillés ou saccagés, les enfants scolarisés dans des établissements détruits, les personnes isolées à l’intérieur du pays.

En outre, en fonction des places disponibles, « de nombreux Français non prioritaires ont également pu » profiter de ces vols, précise le ministère, dont la cellule de crise a reçu 18135 entre le 6 novembre et 18 novembre 2004.

Les Affaires étrangères évaluent le bilan financier de l’opération à 2,77 millions d’euros pour l’affrètement des avions, et 2,2 millions à l’achat de matériel, de produits de première nécessité et de médicaments.

Le 11 novembre 2004, la cellule de crise a acheminé sur Abidjan plus de 250 tonnes de fret pour fournir l’accueil et les soins de 5000 à 6000 personnes en attente de départ.

"Je ne suis pas un va-t-en guerre", assure le colonel Mangou

ABIDJAN (AP) - Le colonel Philippe Mangou, nouveau chef d’état-major de l’armée ivoirienne, qui avait dirigé, voilà deux semaines, l’opération sur Bouaké à l’origine de la rupture du cessez-le-feu, a juré, vendredi 19 novembre 2004, ne pas chercher l’affrontement, se prononçant même pour une "réunification du territoire national" par la négociation. "Je ne suis pas un va-t-en guerre. J’ai été toujours nourri au lait du dialogue", a déclaré le colonel Mangou lors de son installation officielle à la tête des Forces armées nationales de côte d’Ivoire (FANCI).

Lors de cette cérémonie, à l’état-major de l’armée, à Abidjan, le colonel Mangou s’est vu transmettre le commandement par son prédécesseur, le général Mathias Yahi Doué, en présence des ministres de la Sécurité, Martin Bléou, et de la Défense, René Amani, ainsi que du commandant des casques bleus de la MINUCI, le général Abdoulaye Fall.

La priorité du nouvel homme fort de l’armée ivoirienne est de "rassurer sans distinction aucune toutes les communautés vivant en Côte d’Ivoire", et ce "par une sécurisation maximale de leurs personnes et de leurs biens qui sont notre raison d’exister". "Il nous faudra dans la même veine oeuvrer pour la réunification du territoire national, de préférence par la solution négociée, mais sans faiblesse ni calcul", a-t-il ajouté.

Le colonel Mangou, qui s’est fixé pour troisième priorité la restructuration de l’armée, a également souhaité que ses forces entretiennent de bonnes relations avec l’armée française, malgré les événements du 6 novembre 2004. "Nous avons toujours eu de bonnes relations avec l’armée française", a-t-il assuré, affirmant regretter la mort de neuf militaires français de l’opération Licorne au cours d’un raid aérien de l’armée ivoirienne sur un camp de Bouaké. "Nous avons donné des ordres à nos soldats pour qu’ils évitent les forces impartiales. Malgré ce qui s’est passé, nous préservons nos relations", a-t-il poursuivi.

Le président ivoirien Laurent Gbagbo a nommé, samedi 13 novembre, le colonel Philippe Mangou à la tête de l’armée, en remplacement du général Doué, considéré comme modéré. Entre-temps, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, lundi 15 novembre 2004, un embargo sur les armes à destination de la Côte d’Ivoire.

Associated Press

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