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vendredi 24 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (5ème partie) : De septembre 2004 à décembre 2004
Reuters, 19 novembre 2004

Haïti : De nouveaux heurts auraient fait une douzaine de morts


Des ex-soldats haïtiens manifestent, à Petionville, le 18 novembre 2004

PORT-AU-PRINCE (Reuters) - Une douzaine de personnes pourraient avoir trouvé la mort, au cours d’opérations de police menées dans des bidonvilles de Port-au-Prince, dont les habitants seraient responsables d’une récente vague de violence, selon les autorités.

Haïti


A la morgue, on indique, vendredi 19 novembre 2004, avoir reçu cinq corps après ces opérations qui visaient des bandes armées de quartiers populaires favorables à l’ancien président Jean-Bertrand Aristide.

Un soldat brésilien de l’ONU, pendant une manifestation, à Petionville, le 18 novembre 2004

Dans les bidonvilles en question, des habitants affirment que 12 personnes ont été tuées, jeudi 11 novembre 2004, tandis qu’un correspondant de Reuters dit avoir vu six corps, dont ceux de deux femmes. "Il y a eu une fusillade entre policiers masqués et en uniformes noirs et des bandes armées. Ces deux passants ont été tués", a déploré un habitant du quartier "Sans Fil", en lisière du bidonville de Bel-Air, désignant deux cadavres.

Manifestation à Petionville, le 18 novembre 2004

Ces affrontements surviennent au terme de dix semaines de tension croissante entre le gouvernement intérimaire de Gérard Latortue et partisans de Jean-Bertrand Aristide.

Des soldats brésiliens de l’ONU, à Port-au-Prince, le 15 octobre 2004

Deux cents personnes ont trouvé la mort, depuis début septembre, et les forces de l’ordre, soutenues par la mission de maintien de la paix de l’ONU, ont procédé à plusieurs dizaines d’arrestations dans les bidonvilles de Port-au-Prince.

Des policiers haïtiens à Port-au-Prince, le 15 octobre 2004

Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire dans les couches les plus défavorisées de la population, a quitté le pays, le 29 février 2004, sous la pression d’une insurrection armée et de la communauté internationale. Le gouvernement intérimaire formé après son départ accuse la Famille Lavallas, sa formation, de fomenter les troubles.

Reuters

Des policiers haïtiens à Port-au-Prince, le 15 octobre 2004

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