retour article original

lundi 26 juin 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives République démocratique du Congo (1ère partie) : Du 8 février 2004 au (...)
AFP, 27 novembre 2004

République démocratique du Congo : Les menaces d’intervention de Paul Kagame visent à "alerter l’opinion publique"


Des rebelles du FDLR

Le président rwandais, Paul Kagame, a tenté, samedi 27 novembre 2004, de justifier sa menace d’intervention en République démocratique du Congo, pour neutraliser les rebelles hutus y ayant trouvé refuge, par la nécessité d’"alerter l’opinion publique" sur ce problème.

République démocratique du Congo


"Il s’agit d’alerter l’opinion publique et le monde. Il y a une situation qui demande des actions", a déclaré, à son retour à Kigali, le président rwandais à la presse, après avoir assisté au sommet de la Francophonie à Ouagadougou. "Nous agirons ou nous pourrions agir dès que cela sera nécessaire", a-t-il lancé, sans plus de précision.

Paul Kagame

Un haut responsable rwandais avait averti, le 23 novembre 2004, par téléphone, le chef de la Mission de l’ONU (Monuc) à Kinshasa, et les ambassades des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne à Kigali, de l’imminence d’une intervention rwandaise en République démocratique du Congo, pour neutraliser les extrémistes hutus présents sur le sol congolais. Ces menaces avaient très fermement été condamnées par l’ONU.

William Lacy Swing

Ces rebelles rwandais "constituent une menace", a souligné le chef de l’Etat rwandais. "Depuis les dix dernières années, c’est une menace pour mon pays", a-t-il insisté. "Le second fait, c’est que la communauté internationale et le Congo font très peu à ce sujet", a-t-il poursuivi, en faisant référence aux vaines tentatives de l’ONU et de Kinshasa de désarmer ces extrémistes, dont de nombreux ont participé au génocide de 1994 au Rwanda. "Le troisième fait, c’est qu’on ne peut pas se permettre d’être en retrait et de devenir le punching-ball (des rebelles rwandais, ndlr), d’autant plus quand il s’agit de la vie" des habitants du Rwanda, a expliqué M. Kagame. "Chaque personne tuée (par ces extrémistes), nous l’ajoutons au million que nous avons déjà perdues" lors du génocide de 1994, a-t-il rappelé.

Mémorial aux victimes du génocide rwandais

Selon l’ONU, le génocide a fait quelque 800000 morts, essentiellement des Tutsis, l’ethnie minoritaire à laquelle appartient M. Kagame.

Joseph Kabila

Le président rwandais a, par ailleurs, confirmé avoir rencontré, vendredi 26 novembre 2004, en marge du sommet de la Francophonie, le président congolais Joseph Kabila, sous l’égide du chef de l’Etat nigérian Olusegun Obasanjo, l’actuel président de l’Union africaine.

Agence France Presse

Olusegun Obasanjo

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source