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mardi 28 février 2017
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AFP, AP, 2 décembre 2004

Irak : Renforts américains


BAGDAD (AFP) - Les Etats-Unis vont renforcer leurs effectifs militaires en Irak, à l’approche des élections prévues le 30 janvier 2005, tandis que le Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, en visite en Jordanie, a encouragé les Irakiens de l’étranger à voter.

Parallèlement, alors que la violence fait toujours rage dans le pays, une conférence ministérielle sur la sécurité en Irak, réunie à Téhéran, a débouché, mercredi 1er décembre 2004, sur un appel à une plus grande coopération régionale contre la résistance, mais n’a enregistré que peu de résultats concrets.


Le nombre de militaires américains va passer de 138000 à 150000 hommes, entre la fin décembre 2004 et le début janvier 2005, grâce à la prolongation du déploiement de certaines unités et à l’arrivée de troupes fraîches, notamment des parachutistes, a annoncé, mercredi 1er décembre 2004, le Pentagone.

"Le chiffre de 150000 est le plus élevé depuis la force mobilisée pour l’invasion" de l’Irak en mars 2003, a déclaré le général David Rodriguez, un officier de l’état-major interarmées. "Le but est principalement d’améliorer la sécurité pour les élections, mais aussi de garder la pression sur les insurgés, après l’opération de Falloujah", a précisé le général Rodriguez. L’assaut des forces américaines et irakiennes, le 8 novembre 2004, a brisé les reins de la résistance dans cette ville sunnite conservatrice, estiment les responsables américains. Située à 50 km à l’ouest de Bagdad, Falloujah est plutôt calme ces derniers jours en dehors de quelques poches résistantes. Toutefois des résistants s’infiltrent à nouveau dans les quartiers de Falloujah déjà nettoyés par les US Marines, qui continuent de perquisitionner et de rechercher des armes pour éviter qu’elles ne soient utilisées contre eux.

L’assaut sur Falloujah et les offensives menées contre les résistants dans d’autres régions du pays ont coûté la vie à 134 soldats américains, faisant de novembre 2004 le mois le plus meurtrier depuis la fin de l’invasion.

A Amman, M. Allaoui a rencontré, mercredi 1er décembre 2004, des dizaines de chefs de tribus, de politiciens et d’hommes d’affaires, pour la plupart des sunnites, dans un grand hôtel fortement gardé d’Amman, et les a encouragés à participer au scrutin. "Nous tentons de convaincre une majorité d’Irakiens, particulièrement ceux de la diaspora, de prendre part au vote", a dit le porte-parole du gouvernement Thaër al-Nakib. Selon des estimations non officielles, 100000 Irakiens vivent en Jordanie. Le Premier ministre irakien devait ensuite se rendre en visite officielle en Allemagne, puis en Russie.

Les deux grands partis kurdes, l’Union patriotique du Kurdistan de Jalal Talabani et le Parti démocratique du Kurdistan de Massoud Barzani, ont mis sous le boisseau leurs rivalités pour former une liste commune pour les élections. Ces partis, qui contrôlent le nord de l’Irak, veulent avoir assez de poids dans la prochaine assemblée élue pour pouvoir confirmer le caractère fédéral du pays dans la constitution permanente qu’elle doit rédiger. De son côté, le président sunnite Ghazi al-Yaouar s’est prononcé pour le maintien du scrutin à la date prévue en dépit d’appels de formations modérées à les reporter de six mois en raison de l’insécurité.

A Téhéran, à l’issue de deux jours de conférence, les ministres de l’Intérieur d’Irak, d’Iran, d’Arabie saoudite, du Koweït, de Syrie, de Turquie, de Jordanie et d’Egypte ont insisté, dans leur communiqué final, "sur la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Irak, ainsi que sur le droit du peuple irakien à une vie stable et sûre". Ils ont affirmé soutenir "la lutte contre les mouvements de capitaux illégaux au bénéfice des activités terroristes" de même que celle contre la "contrebande de marchandises, d’armes et de drogues". Mais alors que l’un des sujets principaux de la conférence était le contrôle des frontières, le communiqué final a simplement souligné "la nécessité d’une coopération accrue". Les débats à ce sujet avaient été assez houleux, entre la délégation irakienne et l’hôte iranien, souvent accusé, par Washington et Bagdad, de laxisme dans le contrôle de sa frontière avec le voisin irakien.

Sur le terrain, mercredi 1er décembre 2004, six Irakiens, quatre Gardes nationaux et deux civils, ainsi que deux chauffeurs de camion turcs ont été tués, dans des attaques séparées, au nord de Bagdad.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que près de 70 ressortissants de son pays avaient été tués, en Irak, depuis le début de l’intervention de la coalition américano-britannique, au printemps 2003.

Enfin, le ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué que le corps d’une femme d’origine européenne retrouvé à Falloujah n’est pas celui de l’otage Margaret Hassan, mais a souligné qu’il considérait toujours que la responsable humanitaire a été assassinée.

Agence France Presse

Au moins un mort et plusieurs blessés dans une attaque au mortier, dans le centre et la "Zone verte" de Bagdad

BAGDAD (AP) - Au moins cinq obus de mortier ont explosé, jeudi 2 décembre 2004, dans le centre de Bagdad, dont deux dans la "Zone verte", le secteur sécurisé de la capitale irakienne abritant l’administration intérimaire irakienne et plusieurs ambassades étrangères.

Des colonnes de fumée blanche pouvaient être vues s’élevant des lieux des deux déflagrations alors que l’on entendait les sirènes hurler à l’intérieur de la zone fortifiée. Deux hélicoptères Blackhawk de l’armée américaine sont arrivés sur zone et ont atterri quelques minutes seulement après les détonations. Des témoins ont fait état de blessés dans d’autres explosions entendues dans la partie ouest de la "Zone verte", mais le nombre de ces blessés n’est pas encore établi.

Quelques minutes plus tard, d’autres obus sont tombés sur l’autre rive du Tigre, contraignant soldats américains et policiers irakiens à se mettre à couvert. L’un de ces obus a touché une boutique de téléphones cellulaires dans le quartier d’al-Arasat, faisant un mort et trois blessés, selon la police.

La semaine dernière, une attaque au mortier avait tué quatre employés d’une société britannique de sécurité et avait blessé au moins douze autres personnes, dans le secteur qui abrite notamment l’ambassade des Etats-Unis.

Associated Press

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