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samedi 29 avril 2017
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AP, 4 décembre 2004

Côte d’Ivoire : Laurent Gbabgo accepte de lancer la révision des conditions d’éligibilité à la présidence


ABIDJAN (AP) - Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, a saisi, samedi 4 décembre 2004, les députés, pour qu’il se penchent immédiatement sur la révision des conditions d’éligibilité à la présidence. L’article 35 de la Constitution, et plus généralement la question de l’"ivoirité", sont au coeur de la crise qui frappe le pays depuis 2002 et a provoqué sa division entre Nord et Sud.


L’article 35 prévoit en effet que tout candidat à la présidence doit être né de parents également nés en Côte d’Ivoire. Une exigence, dans le cadre plus vaste de l’"ivoirité", qui avait été utilisée pour empêcher la candidature, en 2000, du principal opposant, le président du Rassemblement des républicains (RDR) Alassane Dramane Ouattara, et dont on affirmait qu’il était en fait d’origine burkinabè.

Dans un communiqué, le porte-parole du président, Désiré Tagro, précise que Laurent Gbagbo a décidé de "transmettre immédiatement à l’Assemblée Nationale, le projet de révision de l’article 35 de la Constitution" ivoirienne, afin de "faciliter le désarmement, la réunification du pays et la tenue du réferendum" sur cette loi. Désiré Tagro a confirmé que ce projet de loi avait effectivement été adressée à l’Assemblée Nationale de Cote d’Ivoire vendredi 3 décembre 2004 au soir.

Jusque là, le président Gbagbo s’opposait à la révision de l’article 35, qui était pourtant une des principales exigences des Accords de Linas-Marcoussis. Un refus gouvernemental qui avait eu pour conséquence en échange le refus des rebelles d’entamer de leur côté le processus de désarmement.

Par ailleurs, le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de l’Union africaine dans la crise ivoirienne, s’est entretenu, samedi 4 décembre 2004, séparement, avec les députés du parti au pouvoir et ceux de l’opposition. Il leur a ensuite demandé de voter de toute urgence les réformes politiques préconisées par Marcoussis : "Il est bon que toutes ces lois soient votées le plus tôt possible pour que vous sortiez de cette situation et alliez à des élections", a-t-il déclaré, ajoutant : "Nous ne pouvons pas permettre une crise constiutionnelle en Côte d’Ivoire". "La question de la sécurité doit être résolue et cela inclut le désarment afin qu’une culture de la violence ne soit pas installée en Côte d’Ivoire", a-t-il ajouté, rappelant que "Nous avons pris (à l’Union africaine, NDLR) la résolution selon laquelle l’Union africaine peut intervenir pour arrêter les situations de crimes contre l’humanité et de violation des droits de l’homme". "Nous voulons voir la Côte d’Ivoire à l’avant-garde du renouvellement de notre continent", ajouté Thabo Mbeki.

Le président sud-africain devait se rendre, dimanche 5 décembre 2004, dans le fief des rebelles, à Bouaké.

Associated Press

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