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jeudi 30 mars 2017
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AP, 6 décembre 2004

Côte d’Ivoire : Thabo Mbeki fait état de la réussite de sa mission


ABIDJAN (AP) - Le président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur de l’Union africaine dans la crise ivoirienne, a annoncé, lundi 6 décembre 2004, que sa mission avait abouti : Abidjan et la rébellion ont accepté un nouveau calendrier pour reprendre l’application des accords de Marcoussis, toujours en suspens.


« Nous nous sommes mis d’accord avec tout le monde sur tous ces sujets », a déclaré Thabo Mbeki, à Abidjan, à la fin de sa médiation de cinq jours. « La délégation (qui l’accompagnait, NDLR) a précisé le calendrier » pour toutes ces mesures, a-t-il dit.

La première étape interviendra début janvier 2005, a précisé Thabo Mbeki : le parlement se réunira en session extraordinaire pour débattre de la révision de l’article 35 de la constitution, afin d’autoriser les candidats ivoiriens de la seconde génération à se présenter à la présidentielle. La révision de cet article incarnant la politique de « l’ivoirité » devrait permettre au chef du Rassemblement des républicains (RDR), le nordiste Alassane Dramane Ouattara, d’être candidat. Mais le président Laurent Gbagbo veut soumettre cette révision à référendum.

Thabo Mbeki n’a pas fourni les dates pour les autres mesures, notamment le désarmement ou le retour au gouvernement d’union nationale des ministres rebelles qui le boycottent. Mandaté par l’Union africaine, Thabo Mbeki a ajouté qu’il reviendrait fréquemment en Côte d’Ivoire pour vérifier que les parties respectaient leurs nouveaux engagements.

Par ailleurs, lundi 6 décembre 2004, l’émissaire spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Albert Teovedjre, a confirmé qu’il démissionnait, avançant son âge, 75 ans, mais aussi « parce ce que ce qui s’est passé veut dire que tout ce que nous avions fait jusque là a été remis en question ». Il parlait de la relance de l’offensive militaire par Abidjan, et de son coup d’arrêt après l’attaque qui a coûté la vie, deux jours plus tard, à neuf soldats français de la force Licorne à Bouaké, et le chaos anti-occidental qui s’en est suivi à Abidjan, provoquant l’exode des Français de Côte d’Ivoire.

Associated Press

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