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AFP, 8 décembre 2004

Angola : Massacre au commissariat de police de Muxinda


Un bidonville à Luanda

Douze corps ont été retrouvés, mardi 7 décembre, à la suite de l’annonce, par la police, qu’au moins six personnes avaient été tuées lors d’incidents dans un commissariat de Muxinda, a affirmé, mercredi 8 décembre 2004, le responsable d’une association locale.

Angola


"Nos représentants locaux ont annoncé que 12 corps ont été découverts, dont neuf sous un pont de la rivière Kuango et trois à proximité du commissariat de police de Muxinda", a indiqué José Fututa, représentant d’une association pour le développement local, à la radio catholique Ecclesia. M. Fututa a précisé que les cadavres ont été découverts par des agents de la compagnie de sécurité d’une compagnie minière de diamants. "Actuellement, la situation est tendue à Capenda-Camulemba (municipalité dont dépend Muxinda), parce que la police empêche la population de s’approcher du lieu", a-t-il dit, ajoutant que le représentant de son association dans la commune, André Kambolo, a été arrêté "pour avoir divulgué la nouvelle".

Un policier angolais

Le porte-parole de la police angolaise avait annoncé, mardi 7 décembre, qu’au moins six personnes étaient mortes, dont cinq par asphyxie, dimanche 5 décembre 2004, dans une cellule du commissariat, nombre qui avait été contesté par un parent d’une victime parlant de 20 morts. "Cinq personnes sont mortes par asphyxie, quatre ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) et un Angolais", avait déclaré à la presse le porte-parole de la police, Carmo Neto. Il avait ajouté que ces décès avaient "provoqué la révolte de parents qui se sont rendus au commissariat avec des armes blanches et ont attaqué les policiers". La riposte de ces derniers a provoqué une sixième victime parmi les parents en colère, avait indiqué M. Neto.

Corvée de bois

Ces chiffres ont été contestés à la radio Ecclesia par Alberto Mualukisa, qui s’est présenté comme témoin et parent d’une victime. "Il y a deux jours, 18 personnes qui n’avaient pas de pièces d’identité, ont été arrêtées par la police", avait déclaré M. Mualukisa, ajoutant : "Elles ont été enfermées dans un endroit exigu et sont toutes mortes" par asphyxie. Lors de l’attaque du commissariat par les parents en colère, la police a ouvert le feu, tuant deux personnes, selon lui. "Il y a eu au total 20 morts", selon M. Mualukisa.

Des réfugiés

Le porte-parole de la police a reconnu qu’il y a eu "négligence de la part du chef du commissariat qui a enfermé les personnes arrêtées dans un lieu inapproprié". Il a également dénoncé "l’excès de zèle de la police dans sa riposte à la révolte des parents" des victimes. M. Neto a annoncé que le responsable du commissariat avait été arrêté sur ordre du commandant de la police de la province de Lunda Norte où est située la commune de Muxinda.

Agence France Presse

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