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jeudi 27 avril 2017
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AP, 10 décembre 2004

Côte d’Ivoire : Le colonel Destremau veut défendre « l’honneur de ses soldats »


PARIS (AP) - Le colonel français Patrick Destremau, dont les hommes sont accusés d’avoir tiré sur la foule, le 9 novembre, devant l’hôtel d’Ivoire à Abidjan, demande, vendredi 10 décembre 2004, à témoigner devant une commission d’enquête « pour l’honneur de (ses) soldats ».


Ces militaires « se sont remarquablement bien comportés devant l’Ivoire », assure le colonel du RICM (régiment d’infanterie de chars de marine) dans les colonnes du quotidien « Libération », sa première interview depuis les faits. Interrogé sur les accusations de décapitations, le colonel Destremau assure qu’ils « n’ont pas pu faire cela ». Et de préciser : « nous n’avions pas les armes pour infliger de telles blessures ».

Revenant sur la fusillade qui s’est produite devant l’hôtel, l’officier supérieur souligne que « l’ensemble de (s)es soldats a fait des tirs, uniquement d’intimidation ». De plus, ajoute-t-il, « si nous avions tiré au canon dans la foule, ça aurait été le massacre ». Il précise que les militaires ont ramassé sur place des douilles de fusils Kalachnikov prouvant que des éléments dans la foule avaient tiré sur eux.

Le colonel Destremau dit regretter que ses unités n’aient pas disposé de caméras pour filmer l’épisode et prouver que ses marsouins n’ont pas tiré à balles réelles sur des Ivoiriens désarmés, précise le quotidien, sans citer directement le militaire.

Après les incidents, il « a immédiatement donné l’ordre de rembarquement. Il fallait s’assurer que la foule ne revienne pas, qu’aucun de mes hommes n’allait être laissé à l’arrière, il aurait risqué se faire lyncher ».

Selon Abidjan, les affrontements avec les soldats français ont fait 57 morts côté ivoirien, des civils et des militaires. Le ministère français de la Défense n’en reconnaît pour sa part qu’« une vingtaine », tous tués par balles.

Associated Press

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