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mercredi 28 juin 2017
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AFP, 13 décembre 2004

Iran : Des journalistes emprisonnés contraints d’avouer n’importe quoi en échange de leur libération


Vue de Teheran

Le gouvernement iranien s’est interrogé, lundi 13 décembre 2004, sur les méthodes employées par la justice ultra-conservatrice pour obtenir des lettres de repentance de trois journalistes réformateurs récemment libérés et d’un autre toujours détenu.

Iran


"Que des gens tiennent (...) des propos contraires à leurs convictions ne peut pas emporter l’adhésion de l’opinion publique et soulève des questions" sur les méthodes employées, a déclaré le porte-parole du gouvernement réformateur Abdollah Ramezanzadeh devant la presse. Se référant à une lettre d’Ali Mazroui, ancien député réformateur dont le fils Hanif a été libéré récemment, M. Ramezanzadeh a affirmé que, "si le contenu en est authentique, cela suscite de véritables interrogations sur les forces de l’ordre et la justice". Selon des sites internet proches des réformateurs, M. Mazroui a écrit au président Mohammad Khatami que son fils avait fait l’objet de pressions physiques et mentales pour passer des aveux. Selon M. Ramezanzadeh, le président Khatami a ordonné une enquête. Ces méthodes sont "inacceptables pour le gouvernement" si elles sont confirmées, a dit le porte-parole.

Abdollah Ramezanzadeh

Cependant, depuis que les conservateurs ont repris en main les affaires en même temps que la majorité au parlement en mai 2004, le gouvernement est réduit à expédier les affaires courantes.

Mohammad Khatami

La justice a lancé, en septembre, une campagne visant notamment internet. Sept journalistes et une dizaine de techniciens, accusés de propagande contre le régime, d’atteinte à la sécurité nationale, de trouble à l’ordre public ou encore d’insulte aux valeurs religieuses sacrées, ont été arrêtés. Ils ont tous été libérés, sauf Javad Qolam Tamimi, journaliste au quotidien Mardomsalari ("Démocratie" en persan), arrêté le 18 octobre 2004. La presse iranienne a publié les lettres de repentance de quatre journalistes qui disent que des "contre-révolutionnaires" et des étrangers leur ont "lavé le cerveau". Dans la sienne, Javad Qolam Tamimi reconnaît avoir remis, contre de l’argent, des documents à l’attaché militaire d’une ambassade étrangère, non-précisée, selon la presse. Selon son entourage, il pourrait recouvrer la liberté dans les prochains jours.

Agence France Presse

Un policier iranien

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