retour article original

lundi 27 février 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (14ème partie) : Janvier 2005
AFP, 3 janvier 2005

Irak : Trente tués dans une vague d’attentats


BAGDAD (AFP) - Une vague d’attentats meurtriers a frappé l’Irak, lundi 3 janvier 2005, faisant au moins trente tués, dont l’un mené par un kamikaze près du siège du parti du Premier ministre irakien, à Bagdad, qui a coûté la vie à quatre personnes.


Un deuxième attentat s’est produit à l’ouest de la Zone verte, quartier ultra-sécurisé du centre de Bagdad, a indiqué l’armée américaine sans être en mesure d’indiquer dans l’immédiat s’il y avait eu des victimes. Un photographe de l’AFP a vu un véhicule tout-terrain détruit par une explosion pas loin de l’une des entrées de la Zone verte et des témoins ont indiqué qu’il a été détruit par un kamikaze à bord d’une voiture piégée.

Vingt et un gardes nationaux irakiens, ainsi que deux policiers et deux civils, ont été tués dans une série d’attaques en Irak, dont deux attentats suicide au nord de Bagdad, selon l’armée américaine et la police irakienne. Ces attaques sont intervenues au lendemain d’un attentat suicide, dans la même région, qui a coûté la vie à dix-huit gardes nationaux, selon l’armée américaine et après une vague d’attaques qui avait fait, le 28 décembre 2004, trente-quatre tués parmi la garde nationale et les forces de la police.

Tôt le matin, quatre personnes ont été tuées, dont deux policiers, et vingt-quatre autres blessées, dans un attentat suicide à la voiture piégée, près du siège du parti du Premier ministre Iyad Allaoui, le Mouvement de l’entente nationale. Le kamikaze a péri dans l’attaque, lancée près de la Zone verte, avec une voiture blanche de type GMC portant une plaque de taxi qui a réussi à forcer un premier barrage de police avant d’arriver devant un second point de contrôle. "Le kamikaze s’est fait exploser au second barrage", a dit un policier Jassem Mohammed dont l’uniforme était couvert du sang des blessés qu’il a aidé à faire évacuer vers l’hôpital Yarmouk. L’attentat a eu lieu sur un rond-point, appelé place Al-Mansour, près de barrages de police barrant l’accès de la rue Zeitoun, où se trouve aussi une résidence du Premier ministre et des bureaux du ministère de l’Intérieur. "Nous avons entendu l’explosion et vu de grandes flammes s’élever, les vitres des magasins ont volé en éclats", a dit Mouayad Taha, propriétaire d’un garage situé près du lieu de l’attentat.

Le responsable du ministère de l’Intérieur a signalé, sans donner plus de détails, des affrontements entre résistants et forces de l’ordre, autour de la rue Haïfa, dans le centre de Bagdad, où le bruit de tirs a été entendu.

A Balad, à 70 km au nord de Bagdad, un kamikaze a fait exploser sa voiture à un barrage de la garde nationale, à proximité d’une base américaine, tuant quatre gardes nationaux et en blessant quatorze, a indiqué l’armée américaine.

Dans une autre attaque, à la bombe artisanale, cinq gardes nationaux et deux civils ont été tués, sur la route reliant Samarra à Dhoulouiya, plus au sud, selon Mahmoud Mohammed, un lieutenant-colonel de la police.

A Doujaïl, à 40 km au nord de Bagdad, un kamikaze a attaqué, à l’aide d’une voiture piégée, un point de rassemblement de la Garde nationale, faisant sept tués et huit blessés parmi les soldats, selon une autre source policière.

Cinq autres gardes nationaux ont été tués et sept autres blessés dans l’explosion de deux bombes déposées dans le quartier Qadissiyah, dans le nord de la ville de Tikrit, selon un autre officier de cette force, le lieutenant-colonel Ali Youssef. L’armée américaine a fait état de six gardes nationaux tués dans cette attaque.

Dans la région de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, deux officiers de police ont été abattus à un barrage par des hommes armés à bord d’une voiture, a indiqué un responsable de la police locale.

Dans d’autres régions du pays, la violence a fait cinq tués, dont un officier de police tué par l’explosion d’une bombe cachée sur un corps gisant sur une route à Tel Afar. Six corps corps, dont celui d’une femme, ont été retrouvés au nord de Bagdad, trois près de Tikrit et trois autres près de Dhoulouiyah. Ils appartiennent, selon la police, à des Irakiens travaillant pour l’armée américaine

Par ailleurs, l’Armée islamique en Irak, l’un des principaux groupes armés combattant les forces américaines, a menacé dans un communiqué qui lui est attribué sur un site internet, de "porter la bataille" sur le sol américain en 2005.

Agence France Presse

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source