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AFP, 4 janvier 2005

Algérie : Les autorités annoncent "le démantèlement quasi-total" du Groupe islamique armé (GIA)


Vue de Constantine

ALGER (AFP) - Les autorités algériennes ont annoncé "le démantèlement quasi-total" du Groupe islamique armé (GIA), le plus sanguinaire des mouvements islamistes armés algériens, dont la déroute semblait se profiler depuis plus d’une année.

Algérie


Le ministère de l’Intérieur a annoncé, lundi 3 janvier 2005, dans un communiqué, que le chef du GIA, Rachid Abou Tourab, de son vrai nom Rachid Oukali, avait été tué par ses proches, en juillet 2004, et que son remplaçant, Noureddine Boudiafi, alias "Noureddine RPG" dit "Hakim", avait été arrêté lors d’une opération menée, depuis début novembre 2004, à Alger. Le remplaçant de "Hakim", "fraîchement intronisé à la tête du GIA", Chaabane Younes dit Lyes, a quant à lui été tué à Chlef, début décembre 2004, selon le ministère.

Des Algériennes manifestant dans les rues d’Alger, le 5 avril 2004, avec des portraits de proches disparus pendant les dix ans de guerre civile larvée qu’a connus l’Algérie. Des membres des forces de sécurité sont apparemment responsables de la "disparition" de 5200 civils, a déclaré à Reuters le responsable d’une commission d’enquête diligentée par le président Abdelaziz Bouteflika

La presse algérienne interprétait largement, mardi 4 janvier 2005, ces succès des forces de l’ordre comme le coup de grâce au groupe islamiste, de nombreux titres annonçant en première page "la fin du GIA". "On le savait moribond, le voici a présent à terre, n’attendant que l’estocade", résumait le quotidien Liberté.

Vue de Sidi Bel Abbès

Le démantèlement de la hiérarchie du GIA a débuté, le 5 novembre 2004, dans un quartier de la banlieue est d’Alger, par l’arrestation d’un des "principaux animateurs" du groupe, Redouane Guechniti, alias "Chouaïb Mossaab" ou "El-Hadj", et de plusieurs islamistes d’un groupe de soutien. "Cette organisation criminelle constituait une menace sur les régions du Centre et tentait même de répandre la terreur dans la capitale par des actes terroristes de grande envergure. La vigilance des services de sécurité a permis d’écarter cette menace et d’apporter la quiétude aux citoyens", selon un communiqué du ministère.

Vue d’Aris

Le GIA est "désormais constitué d’une trentaine de terroristes répartis en deux groupes implantés dans le massif montagneux de Thala Acha, près de Blida et celui de Kouacem, entre les départements de Chlef et Tissemsilt, où les forces de sécurité continuent de les traquer", selon le ministère. "L’enquête poursuit son cours et le démantèlement des réseaux résiduels de cette organisation terroriste se poursuit dans le strict respect des lois de la République", poursuit le texte, qui assure que "tous les prévenus répondront de leurs actes devant la justice". La télévision algérienne a montré, lundi 3 janvier 2005 au soir, des images des deux derniers chefs du mouvement, du groupe arrêté à Alger et de centaines d’armes de tous calibres saisies lors de cette opération.

Scène de marché à El Oued

Le sigle GIA reste attaché aux massacres de civils ; au détournement sanglant d’un Airbus d’Air France sur l’aéroport d’Alger, à Noël 1994 ; à l’enlèvement et l’assassinat de sept moines trappistes français, en 1996 ; pendant les violences qui ont ensanglanté l’Algérie depuis 1992, faisant quelque 100000 morts. Son radicalisme outrancier, la sauvagerie de ses chefs rivalisant de cruauté, avaient entraîné des dissidences internes, alors que les forces de sécurité lui faisaient subir de lourds revers. La plus importante des dissidences avait abouti à la création, en 1998, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui avait annoncé, en septembre 2003, avoir fait allégeance au réseau Al-Qaïda d’Oussama Ben Laden. Plusieurs dirigeants du GSPC ont également été tués par l’armée, mais le groupe compterait encore entre 300 et 500 hommes, selon une estimation officielle. Le nombre total des islamistes encore en activité ne dépasserait pas 500, selon les mêmes sources.

Agence France Presse

La palmeraie d’El Oued

Transport de bois

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