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dimanche 25 juin 2017
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AP, Reuters, 11 janvier 2005

Irak : Le Parlement ukrainien appelle à un retrait immédiat des soldats ukrainiens

par Amir SALMAN


KIEV, Ukraine (AP) - Le Parlement ukrainien a appelé, mardi 11 janvier 2005, à un retrait immédiat des soldats ukrainiens d’Irak.


L’Ukraine, dont le contingent fort de 1650 soldats est le quatrième en importance de la coalition conduite par les Etats-Unis, avait déjà manifesté son intention de se retirer au cours de 2005.

Lundi 10 janvier 2005, le président sortant Léonid Koutchma avait demandé aux ministères des Affaires étrangères et de la Défense de mettre au point un plan de retrait des troupes ukrainiennes pour la première moitié de 2005. Au cours de sa session diffusée en direct à la télévision, le Parlement a appelé Leonid Koutchma à publier immédiatement un décret sur ce retrait.

Associated Press

17 morts dans une série d’attaques

TIKRIT, Irak (Reuters) - A moins de trois semaines des élections irakiennes, l’explosion d’une voiture piégée a tué sept policiers, mardi 11 janvier 2005, à Tikrit, ancien bastion de Saddam Hussein au nord de Bagdad, et des résistants ont tué huit personnes dans un minibus au sud de la capitale. Le véhicule piégé a sauté devant le commissariat principal de Tikrit, fief sunnite situé à 175 km au nord de Bagdad. Selon les autorités, huit policiers ont aussi été blessés.

Des groupes armés, en lutte contre les forces américaines, et cherchant à renverser le gouvernement irakien, opèrent des attaques pratiquement chaque jour contre les forces de sécurité irakiennes, en prévision des élections du 30 janvier 2005. Les policiers et soldats irakiens qui seront chargés de protéger les bureaux de vote craignent des bains de sang le jour du scrutin.

Peu après l’attentat de Tikrit, des hommes armés ont attaqué un minibus qui traversait le "triangle de la mort" situé au sud de Bagdad, tuant huit personnes et en prenant trois autres en otages, a rapporté la police locale. La police n’a pu indiquer avec certitude qui se trouvait dans le minibus.

Des résistants sunnites prennent régulièrement pour cibles les forces de sécurité irakiennes et des pèlerins chiites, dans ce secteur considéré comme l’un des plus dangereux d’Irak.

Des voitures sont fréquemment interceptées par des résistants tenant des points de contrôle illégaux pour capturer ou tuer ceux qu’ils tiennent pour des collaborateurs des forces américaines et alliées ainsi que du gouvernement irakien.

A Samarra, dans le Nord, une bombe a explosé au passage d’un convoi irako-américain, tuant deux membres de la Garde nationale, a indiqué la police.

Montée de la violence

Les principaux partis politiques sunnites comptent boycotter les élections en faisant valoir que les violences affectant le "triangle sunnite" dissuaderont les électeurs de se rendre aux urnes et déformeront les résultats au profit de la majorité chiite, qui espère de son côté voir consolider son nouveau poids politiques après des décennies d’oppression.

Lundi 10 janvier 2005, des hommes armés avaient assassiné l’adjoint au chef de la police de Bagdad tandis qu’un kamikaze lancé au volant d’un véhicule bourré d’explosifs ressemblant à ceux qu’utilise la police fonçait sur un complexe des forces de l’ordre dans le sud de Bagdad, faisant au moins trois morts.

La mort d’Amer Nayef, numéro deux de la police bagdadie, est intervenue six jours après l’assassinat du gouverneur de la province de Bagdad.

Le groupe dirigé par l’islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarkaoui, allié d’Al Qaïda, a revendiqué les deux assassinats. Ce mouvement, responsable des attentats-suicides les plus meurtriers commis en Irak depuis la chute de Saddam, a décapité plusieurs otages étrangers. Washington offre une récompense de 25 millions de dollars pour toute information aboutissant à la mort ou à la capture d’Abou Moussab Al-Zarkaoui, considéré comme son ennemi numéro un en Irak.

Un commandant américain a déclaré la semaine dernière que quatre des 18 provinces irakiennes, y compris plusieurs quartiers de la capitale, restaient trop dangereux pour qu’on y organise des élections, et il a prédit un surcroît de violence à l’occasion du scrutin.

Des résistants ont tué plus de cent Irakiens durant la seule semaine écoulée, pour la plupart des éléments des forces de sécurité qu’ils considèrent comme des collaborateurs d’occupants étrangers.

Mais le Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, affirme que les élections, les premières de dimension nationale organisées dans le pays depuis le renversement de Saddam Hussein, auraient lieu à la date prévue, le 30 janvier 2005.

La Grande-Bretagne a fait savoir qu’elle enverrait 400 soldats en renfort en Irak pour les élections. Le secrétaire à la Défense Geoff Hoon a déclaré aux Communes que Londres déploierait sous peu un bataillon de Royal Highland Fusiliers "pour une durée limitée".

Dans la perspective du scrutin, les troupes américaines sont déjà portées à leur plus haut niveau de déploiement depuis le début de la guerre.

Amir SALMAN

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