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jeudi 23 mars 2017
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AFP, 17 janvier 2005

Irak : Violence record, enregistrement des Irakiens votant à l’étranger


BAGDAD (AFP) - La violence en Irak a atteint de nouveaux records à l’approche des élections du 30 janvier, avec un bilan de 77 morts, depuis samedi 15 janvier, alors qu’un processus d’inscription des Irakiens expatriés en âge de voter a commencé, lundi 17 janvier 2005, dans 14 pays étrangers.


Le plus haut responsable militaire américain en Irak, le général George W. Casey, a averti, lundi 17 janvier 2005, qu’il fallait s’attendre à la poursuite des attentats jusqu’au scrutin et au-delà. "Y aura-t-il de la violence le jour des élections ? Il y en aura", a déclaré le général Casey dans un communiqué. "La violence se poursuivra au même niveau pour un certain temps. L’insurrection, comme le montre l’Histoire, est longue à vaincre", a-t-il ajouté, imputant les attentats aux partisans de l’ancien régime de Saddam Hussein et aux étrangers combattant dans les rangs de l’insurrection.

Les installations des forces de l’ordre irakiennes restaient la principale cible des résistants. Huit Irakiens, dont sept soldats, ont été tués, lundi 17 janvier 2005, dans l’attaque d’un barrage routier, près de Baaqouba. Un des soldats a été décapité pendant qu’il faisait la prière de l’aube, selon une source militaire irakienne. Le groupe de l’islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, lié au réseau terroriste Al-Qaïda, a revendiqué cette attaque dans un communiqué publié sur un site internet.

A Baïji, sept policiers ont été tués et dix-huit autres blessés, lundi 17 janvier 2005 au matin, dans un attentat suicide à la voiture piégée contre le commissariat de la ville.

Les corps de deux soldats irakiens décapités ont été retrouvés, lundi 17 janvier 2005, dans la ville de Ramadi, à 100 km à l’ouest de Bagdad. Un message était accroché sur les cadavres : "tel est le sort réservé à toute personne qui collabore avec les forces américaines", selon un officier de police irakien.

De son côté, le gouvernement irakien a annoncé, lundi 17 janvier 2005, la mort de "trente-cinq terroristes" au cours d’accrochages, samedi 15 janvier et dimanche 16 janvier 2005, avec les forces armées irakiennes, près de Falloujah.

Sur l’autoroute reliant Bagdad au sud du pays, seize Irakiens, dont treize militaires, ont été assassinés, dimanche 16 janvier, par des résistants, a-t-on appris, lundi 17 janvier 2005, de sources policière et hospitalière.

Les autorités ont en outre fait état de six assassinats de civils et de trois insurgés tués pendant le week-end en différents endroits du pays.

A Bassorah, la grande ville chiite du sud de l’Irak, cinq obus de mortier se sont abattus sur deux bureaux de vote, dimanche 16 janvier 2005 au soir, faisant des dégâts matériels mais pas de victimes, les bâtiments étant vides, a annoncé la police.

Pour le scrutin du 30 janvier 2005, le Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, a demandé au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, l’envoi d’observateurs internationaux dans le pays qui compte quelque 25 millions d’habitants.

A l’étranger, l’inscription des Irakiens expatriés susceptibles de participer aux élections a commencé, lundi 17 janvier 2005, dans quatorze pays, sous l’égide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces quatorze pays, où habitent, selon des estimations, un million d’Irakiens en âge de voter, ont été choisis par la commission électorale irakienne, a précisé l’OIM. La Syrie est considérée par l’OIM comme le pays abritant le plus grand nombre d’Irakiens en âge de voter (250000), devant les Etats-Unis (234000), la Grande-Bretagne (150000), la Jordanie (108000) et l’Iran (81000). L’inscription des expatriés sur les listes électorales, qui est également organisée en Allemagne, en Australie, au Canada, au Danemark, en France, aux Emirats arabes unis, aux Pays-Bas, en Suède et en Turquie, se poursuivra jusqu’au 23 janvier. Le vote se déroulera sur trois jours, du 28 janvier au 30 janvier 2005.

Les autorités de Bagdad ont par ailleurs annoncé leur volonté de mieux contrôler les quelque 50000 gardes de sécurité privés, qui travaillent actuellement en Irak. Les compagnies dont dépendent ces vigiles armés, d’anciens mercenaires, policiers, soldats de divers pays, recrutés pour assurer la protection des sociétés travaillant en Irak, doivent désormais obtenir une licence. "Nous avons commencé à délivrer des licences depuis le début du mois et quatre compagnies étrangères l’ont déjà obtenue. Il y a plus de 60 sociétés étrangères de sécurité et une quarantaine sont irakiennes", a précisé à l’AFP l’adjoint du ministre de l’Intérieur Adnane Hadi al-Assadi.

Au sein de la coalition dirigée par les Etats-Unis, les Pays-Bas ont confirmé, lundi 17 janvier 2005, officiellement, qu’ils allaient retirer d’Irak, à la mi-mars 2005, leurs quelque 1400 soldats déployés peu après la chute du régime de Saddam Hussein dans la province méridionale d’Al-Muthanna, sous commandement britannique.

Agence France Presse

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