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jeudi 20 juillet 2017
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AFP, 18 janvier 2005

Irak : Libération à Mossoul de l’archevêque catholique syriaque


BAGDAD (AFP) - L’archevêque catholique syriaque de Mossoul, Mgr Basile Georges Casmoussa, a été libéré, mardi 18 janvier 2005, près de 24 heures après son rapt, à indiqué à l’AFP l’archevêque de Bagdad, Matti Matoka.


"Il a été libéré et je pense que nous n’avons pas à payer de rançon", a dit Matti Matoka. Les ravisseurs de Mgr Basile Georges Casmoussa avaient réclamé 200000 dollars, avait indiqué à l’AFP Matti Matoka. "Mgr Casmoussa a téléphoné ce matin à l’évêché de Mossoul pour dire qu’il était en bonne santé et que ceux qui l’ont enlevé réclament une somme de 200000 dollars", avait-il dit.

Basile Georges Casmoussa, l’archevêque de la communauté catholique syriaque de Mossoul, ville du nord de l’Irak devenue un foyer de la résistance, avait été enlevé par des hommes armés, selon deux ecclésiastiques de la cité. "Un groupe d’hommes armés circulant à bord de deux voitures a attaqué Mgr Casmoussa qui s’apprêtait à monter dans sa voiture en compagnie de son chauffeur dans le quartier Al-Chourta à Mossoul. Les assaillants ont maîtrisé Mgr Casmoussa et l’ont jeté dans le coffre de leur voiture avant de prendre la fuite", a déclaré à l’AFP le père Faraj, de l’église chaldéenne de Mossoul. Les assaillants ont "laissé le chauffeur sur le lieu de l’attaque", qui s’est déroulée à 17h00 locales, une heure avant le début du couvre-feu en vigueur à Mossoul, à 375 km au nord de Bagdad, a-t-il ajouté. Mgr Casmoussa, originaire de Karakoche en Irak, est âgé de 66 ans. Ordonné prêtre en 1962, il a été nommé archevêque par le pape Jean Paul 2, le 8 mai 1999.

La communauté syriaque est composée de 35000 fidèles concentrés dans la région de Mossoul. Cette ville compte en outre une autre communauté catholique, quelque 20000 fidèles chaldéens, dont l’archevêque est Mgr Paulos Farai Rahho.

Ailleurs en Irak, une voiture piégée a explosé, mardi 18 janvier 2005 au matin, près des bureaux du principal parti chiite à Bagdad, le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), un responsable de ce parti indiquant que cette formation était la cible de cette attaque. "Un kamikaze a tenté de pénétrer dans le bâtiment du CSRII", a déclaré Haitham al-Husseini, un porte-parole de ce parti. L’explosion a tué au moins trois personnes, dont le kamikaze, et fait deux blessés.

Deux soldats américains ont également été tués au combat, lundi 17 janvier, dans la province occidentale d’Al-Anbar, a annoncé, mardi 18 janvier 2005, l’armée américaine dans un communiqué.

Lundi 17 janvier 2005, une voiture piégée conduite par un kamikaze a explosé, à Ramadi, la capitale de la province d’Al-Anbar à l’ouest de Bagdad, faisant des victimes américaines, a indiqué l’armée sans fournir d’autres précisions. Le corps de deux soldats irakiens décapités ont été retrouvés dans cette ville, selon la police.

Plus au nord, près de Baaqouba, huit Irakiens, dont sept soldats, ont été tués, dans une attaque contre un barrage militaire, selon la police. L’un des soldats a été décapité pendant qu’il faisait la prière de l’aube.

Toujours au nord de Bagdad, à Baïji, sept policiers ont été tués et 15 blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée devant le commissariat de la ville.

A Bagdad, un policier a été tué lorsqu’une bombe a été lancée contre un véhicule de police. Un mortier s’est abattu près d’un hôtel tuant un civil dans la capitale où trois autres civils ont été tués par des inconnus.

Plusieurs personnes ont également péri, dimanche 16 janvier 2005 au soir, dans différentes attaques. Sur l’autoroute reliant Bagdad au sud, seize Irakiens dont treize militaires ont été assassinés par des résistants, alors que deux employés du ministère des Finances et un policier ont été abattus par des inconnus sur cette même autoroute.

Dans la région de Kout, Ali al-Khatib, le fils d’un représentant de l’ayatollah Ali Sistani, la figure emblématique des chiites irakiens, a été assassiné, selon la police.

A Mossoul, un membre du conseil de la ville, cheikh Younes Idriss, a été assassiné, selon un responsable local. Toujours à Mossoul, sept résistants ont été tués et douze arrêtés ces dernières 24 heures, selon l’armée américaine. Le gouvernement irakien a de son côté annoncé que "35 terroristes avaient été tués lors d’accrochages, samedi 15 janvier et dimanche 16 janvier 2005, des forces armées irakiennes avec un groupe de terroristes, près de Falloujah" à l’ouest de Bagdad.

Enfin, le président George W. Bush a estimé, lundi 17 janvier 2005, que la crédibilité des Etats-Unis n’avait pas été entamée par sa mauvaise appréciation concernant les armes de destruction massive (ADM) en Irak.

Agence France Presse

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