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mardi 25 avril 2017
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AFP, 22 janvier 2005

Irak : Encore des violences meurtrières ; des otages chinois libérés


BAGDAD (AFP) - Les violences n’ont pas connu de trêve en Irak qui fête, depuis jeudi 20 janvier 2005, l’Aïd Al-Adha, et la seule note d’espoir a été l’annonce samedi de la libération de huit chinois enlevés par un groupe armé.


Les huit Chinois, dont l’enlèvement avait été annoncé mardi 18 janvier, ont été libérés, a indiqué une vidéo diffusée, samedi 22 janvier 2005, par la chaîne de télévision Al-Arabiya, basée à Dubaï, avant que l’ambassade de Chine à Bagdad confirme que ses ressortissants avaient été relâchés. La vidéo diffusé par la chaîne a montré un homme encagoulé, debout, en train de serrer la main tour à tour aux huit Chinois. La chaîne, citant son correspondant à Ramadi, à l’ouest de Bagdad, a diffusé également un communiqué des ravisseurs. "Etant donné l’initiative prise par le gouvernement chinois (...) interdisant aux citoyens chinois d’entrer en Irak, la brigade Noaman du Mouvement de la résistance islamique a décidé de libérer les huit détenus", indique cee communiqué.

Principale fête musulmane, l’Aïd Al-Adha (la fête du Sacrifice) a commencé jeudi 20 janvier pour les sunnites et vendredi 21 janvier pour les chiites. Elle avait été précédée, mercredi 19 janvier 2005, par une série d’attentats à la voiture piégée qui avaient fait vingt morts à Bagdad.

La journée de jeudi 20 janvier avait connu un calme relatif, mais vendredi 21 janvier 2005, au moins vingt-sept personnes ont été tuées dans deux attentats anti-chiites, au lendemain d’une violente diatribe d’Abou Moussab Al-Zarqaoui, le chef d’Al-Qaïda en Irak, contre cette communauté. Perpétré dans la matinée contre une mosquée de la capitale, le premier de ces attentats a fait quinze morts, dont deux femmes et deux enfants. Plus tard dans la journée, un attentat suicide à l’ambulance piégée devait tuer douze personnes lors d’une noce chiite à Bagdad.

D’autre part, Ansar Al-Sunna, groupuscule lié à Al-Qaïda, a indiqué, samedi 22 janvier 2005, sur internet, avoir assassiné quinze soldats irakiens.

Samedi 22 janvier 2005, toujours, un soldat irakien et un chauffeur de camion qui faisait partie d’un convoi turc ont été tués dans des attaques au nord de Bagdad, selon l’armée et de la police.

Neuf soldats et un civil irakiens ont d’autre part été blessés par l’explosion d’une voiture piégée à Hilla, selon la Force multinationale.

A huit jours des élections, pour lesquelles les chiites partent favoris, les autorités ont annoncé que le pays serait quasiment coupé du monde, le 30 janvier 2005, afin d’accroître la sécurité face à une résistance décidée à empêcher par tous les moyens la tenue du scrutin. "Un congé de trois jours est décrété, sur l’ensemble du pays, les 29, 30 et 31 janvier, et durant cette période, les frontières avec les pays voisins seront closes, sauf pour les pèlerins irakiens de retour du hadj, et l’aéroport international de Bagdad sera fermé les 29 et 30 janvier 2005", a annoncé le ministre irakien de l’Intérieur Falah Al-Nakib. Le ministre a également annoncé que durant les trois jours de congé, "le couvre-feu sera imposé, dans la plus grande partie du pays", de 20h00 à 06h00. Outre ces mesures, la circulation sera réduite de manière draconienne, pour éviter les attentats à la voiture piégée, qui ne cessent d’ensanglanter le pays, et qui risquent de dissuader les électeurs de se rendre aux urnes.

Sur le plan politique, le ministre de la Défense irakien, Hazem Chaalane, a déclaré, samedi 22 janvier 2005, que son gouvernement arrêterait prochainement, "après l’Aïd", l’homme politique irakien Ahmed Chalabi pour diffamation. Un porte-parole du parti de M. Chalabi, a indiqué sur Al-Jazira, que celui-ci "n’avait accusé personne de quoi que ce soit", qu’il avait "juste déclaré que des centaines de millions de dollars s’étaient envolés par avion (sans doute en dehors de l’Irak), et a demandé une enquête de l’Etat irakien".

Enfin, le vice-Premier ministre Barham Saleh a promis aux familles des victimes kurdes du gazage de Halabja (1988) de juger leur bourreau Ali Hassan Al-Majid, dit "Ali le chimique", cousin de Saddam Hussein, lors d’un procès public dans cette ville du nord de l’Irak.

Agence France Presse

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