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AFP, 6 février 2005

Afrique : Jacques Chirac affiche son soutien au continent


L’Afrique, vue par satellite

BRAZZAVILLE (AFP) - Jacques Chirac a achevé, samedi 5 février 2005, à Brazzaville, un déplacement de quatre jours au Sénégal et au Congo au cours duquel il a réaffirmé le soutien de la France au développement de l’Afrique et posé des conditions au maintien de la présence militaire française en Côte d’Ivoire.

Vue de la forêt équatoriale


M. Chirac a quitté Brazzaville, samedi 5 février 2005 après-midi, pour regagner Paris, après avoir participé à un sommet sur la préservation des forêts du bassin du fleuve Congo. Il avait auparavant effectué une visite officielle de trois jours au Sénégal, la première en dix ans.

Vue de la forêt équatoriale

A Brazzaville, jeudi 3 février 2005 au soir, devant la communauté française, le président Chirac a déclaré que stabilité politique et paix civile étaient "un préalable indispensable au développement économique" et à l’aide de la communauté internationale. Un message qui allait au delà du Congo, qui sort avec peine des guerres civiles de la fin des années 1990, et s’adressait à l’ensemble d’un continent encore souvent en proie aux conflits, à la mauvaise gouvernance et aux pandémies.

Vue de la forêt équatoriale

C’est bien sûr la Côte d’Ivoire qui était visée au premier chef, ancienne colonie française, "vitrine" de la France en Afrique de l’ouest, déchirée, depuis 2002, par un conflit civil qui a donné lieu à des violences antifrançaises. Le président Chirac a clairement menacé de retirer les 5000 soldats français de l’opération Licorne déployés sous mandat de l’ONU entre les rebelles qui occupent le nord de la Côte d’Ivoire et les forces gouvernementales. "Si l’on souhaite que nous restions, nous resterons. Si l’on souhaite que nous ne restions pas, nous partirons", avait lancé le président français à Dakar en soulignant que la France ne cherchait pas à "conquérir la Côte d’Ivoire".

Des soldats français en Côte d’Ivoire

Une manière de faire pression sur le président ivoirien Laurent Gbagbo pour que ses partisans cessent leurs attaques contre la présence française et de susciter le soutien des dirigeants africains, à l’instar de celui immédiatement apporté par le président sénégalais, Abdoulaye Wade. Plus largement, M. Chirac a préconisé de "mieux adapter" sur le terrain la présence des 6000 soldats français -hors les 5000 de l’opération Licorne déployés en Côte d’Ivoire- basés dans cinq pays africains (Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Sénégal, Tchad).

Des soldats français en Côte d’Ivoire

L’entourage du président français s’est d’autre part efforcé de dissiper les réserves exprimées par M. Chirac sur la médiation dans la crise ivoirienne menée au nom de l’Union africaine par le président sud-africain Thabo Mbeki. Jugeant ses effets peu probants, M. Chirac lui suggérait de s’immerger dans "la psychologie et l’âme" de l’Afrique de l’ouest. Ces propos ayant provoqué un certain courroux à Johannesburg, l’entourage de M. Chirac a fait valoir que celui-ci avait toujours soutenu sans réserve le président sud-africain.

Thabo Mbeki

"Chirac l’Africain", comme l’a salué, samedi 5 février 2005, son homologue gabonais, Omar Bongo, a surtout profité de sa présence sur le continent pour faire valoir ses idées en faveur d’un développement durable. "L’environnement et le développement vont ici de pair", a-t-il dit à Brazzaville pour défendre une exploitation respectueuse de l’environnement des immenses forêts d’Afrique centrale. Un discours qui doit toutefois se traduire par des actes, selon les ONG et par des "compensations", a demandé Omar Bongo, au moment où la France va succéder aux Etats-Unis pour coordonner les aides internationales en faveur de la forêt tropicale.

Vue de la forêt équatoriale

A Dakar, M. Chirac a aussi obtenu le soutien du président Wade à son initiative de taxe internationale pour financer le développement des pays pauvres, une idée à laquelle les Etats-Unis ne cachent pas leur hostilité.

Agence France Presse

Un vendeur de rue à Dakar

Un vieillard au Bénin

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