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samedi 25 mars 2017
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AFP, 17 février 2005

Iran : Mohammad Khatami apporte un soutien appuyé à la Syrie et aux groupes résistants


TEHERAN (AFP) - Le président iranien Mohammad Khatami a apporté, jeudi 17 février 2005, le soutien appuyé de la République islamique à la Syrie et aux organisations résistantes combattant Israël.


"Nous respectons les Syriens qui se trouvent en première ligne du combat contre le régime sioniste et nous saluons leur lutte légitime pour recouvrer leurs territoires occupés", a déclaré le président, cité par les agences iraniennes à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre syrien Mohammad Naji Otri et faisant référence au plateau du Golan, conquis par Israël en 1967. "Nous soutenons la résistance au Liban et tous ceux qui combattent l’occupation", a déclaré M. Khatami dont le pays est, avec la Syrie, le principal soutien extérieur du Hezbollah chiite libanais et glorifie la lutte des Palestiniens dans les territoires occupés. "La pire des formes du terrorisme, c’est le terrorisme gouvernemental pratiqué par le régime sioniste et, malheureusement, ce sont ceux qui combattent pour libérer leurs terres que l’on accuse d’être des terroristes", a-t-il insisté.

Le Premier ministre syrien est arrivé, mercredi 16 février 2005, en Iran, pour une visite surtout consacrée officiellement à la coopération économique et commerciale. Mais les deux pays sont ceux auxquels le président américain George W. Bush s’en est pris le plus vigoureusement dans son dernier discours sur l’état de l’Union. Et la pression de Washington sur Damas a redoublé après l’assassinat, lundi 14 février 2005, de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Face aux menaces, M. Otri a préconisé, mercredi 16 février 2005, un "front uni" avec l’Iran, dont la Syrie est l’allié le plus proche dans la région. "Téhéran et Damas ont des positions claires et voisines sur les questions régionales et internationales", a déclaré M. Khatami. "L’Iran et la Syrie condamnent" l’assassinat de Rafic Hariri et "espèrent que les auteurs seront identifiés et poursuivis", a-t-il dit. "Le terrorisme est un mal pour tout le monde", a-t-il dit, "et ceux qui ne veulent pas de la stabilité, de la paix et du développement dans la région sont les seuls à bénéficier de cet acte".

Même après les attentats du 11 septembre 2001, "l’Iran a continué de soutenir des groupes terroristes dans la région, comme le Hezbollah. C’est un pays soutien", a déclaré, mercredi 16 février 2005, le directeur de la CIA Porter Goss devant le Congrès américain. L’Iran est par ailleurs "cité comme soutenant certaines activités contre la coalition en Irak en cherchant à peser sur la future formation de l’état irakien", a-t-il ajouté.

"Nous espérons voir installer en Irak un gouvernement démocratique et solide, qui représente toutes les ethnies, toutes les tribus et tous les groupes et qui mette fin à l’occupation de ce pays", a déclaré M. Khatami.

Mercredi 16 février 2005, la Maison Blanche a estimé que le "problème" de la Syrie et de l’Iran n’était "pas avec les Etats-Unis, mais avec la communauté internationale", estimant que ces deux pays avaient "des obligations internationales et (avaient) besoin de respecter les engagements qu’ils ont pris".

Agence France Presse

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