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AFP, 24 février 2005

Algérie : Le terrorisme a fait 150000 morts et 30 milliards de dégâts


Vue d’Alger

La violence islamiste qui frappe l’Algérie depuis 1992 a fait 150000 morts et provoqué des dégâts estimés à 30 milliards de dollars, a affirmé le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, dans des déclarations rapportées jeudi par des journaux privés.

Algérie


"Le terrorisme a fait 150000 morts dans notre pays et 30 milliards de dégâts sur les infrastructures économiques et sociales", a affirmé le président Bouteflika, en marge d’un discours devant des cadres syndicaux selon ces sources. Jusque-là, le bilan avancé faisait état de 100000 morts et 20 milliards de dégâts, se référant à une estimation donnée il y a plusieurs années par le président Bouteflika. Ces éléments ne figurent cependant pas dans le texte officiel du discours et ne sont pas rapportés par les médias publics. Evoquant une éventuelle amnistie pour mettre fin à la violence, devant une femme qui brandissait le portrait de son fils tué dans ces violences, M. Bouteflika a indiqué : "J’ai le pouvoir d’amnistier mais je ne le ferai que lorsque les larmes auront séché et que les plaies se seront refermées". "La société vengera la victime et le combat contre ceux qui prônent un islam qui n’est pas le nôtre continuera", a-t-il encore dit à cette femme, dans une allusion aux intégristes islamistes, selon les mêmes sources.

Abdelaziz Bouteflika

Depuis quelques mois, la presse et certains partis, dont le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique), parlent d’une "amnistie générale" sans en préciser les contours. Le chef du FLN, le ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Belkhadem, a même affirmé qu’un référendum sur cette amnistie sera organisé en 2005. Les partisans de cette amnistie se sont organisés en association, dont la "présidence d’honneur" a été offerte à l’ancien président Ahmed Ben Bella (1963-1965), alors que ses adversaires, autour des associations des victimes du terrorisme, crient leur opposition à une loi qui ferait "échapper les terroristes à la justice".

Abdelaziz Belkhadem

Lors d’un discours à l’occasion de la commémoration du 50ème anniversaire de la guerre d’indépendance (1954-1962), le 1er novembre dernier, M. Bouteflika, avait évoqué l’éventualité d’une "amnistie générale", qui serait décidée avec l’"aval du peuple". Mais depuis cette date, il n’est plus revenu sur ce sujet pour notamment en préciser les objectifs ou l’étendue, laissant la presse et les partis se perdre en conjectures. M. Bouteflika, initiateur dès le début de son premier quinquennat, en 1999, d’une "concorde civile" qui a permis d’amnistier plusieurs milliers d’islamistes armés, avait axé sa campagne électorale pour la présidentielle d’avril 2004 sur "la promotion" de cette concorde en "réconciliation nationale" entre tous les Algériens.

Les cadavres de trois terroristes abattus à Alger

La violence islamiste continue de faire des victimes. Imputée au dernier mouvement armé algérien hostile à toute trêve ou réconciliation, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dont le ministre de l’intérieur Yazid Zerhouni avait prédit, en janvier, "la fin prochaine". Lundi 21 février, ce groupe a annoncé, sur son site internet, avoir tué, vendredi 18 février 2005, dix militaires dans une embuscade tendue à un convoi dans la région de Batnakm.

Agence France Presse

Yazid Zerhouni

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