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mardi 28 mars 2017
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AFP, 12 février 2004

Poursuite des attaques en Irak, Washington impute les violences à des étrangers


Les attaques se sont poursuivies en Irak après deux attentats suicides meurtriers qui ont fait plus de 100 morts en deux jours dans un regain de violence que les Etats-Unis attribuent à des groupes radicaux étrangers.

Deux soldats américains ont été tués par l’explosion d’une bombe à Bagdad mercredi soir, 11 février 2004, a indiqué une porte-parole de l’armée américaine à l’AFP jeudi.


"Deux soldats de la 1ère division blindée ont été tués et un autre a été blessé dans l’explosion d’une bombe posée sur une route dans l’ouest de Bagdad à 21H30 (18H30 GMT) hier", a-t-elle indiqué. Un membre des forces de défense civile irakienne a été tué et trois soldats américains ont été blessés mercredi dans deux attaques près de Kirkouk, à 255 km au nord de Bagdad, ont indiqué la police et l’armée américaine.

Mercredi toujours, cinq soldats espagnols et un interprète irakien ont été légèrement blessés dans la région de la base espagnole de Diwaniya, selon le ministère de la Défense espagnol. Escorté par deux véhicules blindés, le groupe revenait à pied vers sa base quand des inconnus, qui se trouvaient dans un bâtiment, leur ont jeté un engin explosif. La police a arrêté deux Irakiens après l’attaque.

Ces attaques sont intervenues quelques heures après un attentat suicide visant la nouvelle armée irakienne qui a fait quarante-sept morts mercredi matin à Bagdad, le deuxième en 24 heures contre les forces de l’ordre mises sur pied par la coalition après la chute du régime de Saddam Hussein.

Mardi 10 février, un autre attentat avait fait au moins 55 morts devant un commissariat à Iskandariya, à 45 km au sud de Bagdad, où se pressaient des centaines de personnes voulant s’engager dans la police.

Les nouvelles forces de sécurité irakiennes, surtout la police, sont particulièrement visées par les attaques, au moment où l’armée américaine a commencé à réduire sa présence à Bagdad pour leur permettre de prendre progressivement le contrôle de la capitale.

L’administration américaine estime que la violence en Irak est principalement le fait de groupes radicaux étrangers qui veulent empêcher Bagdad de devenir une démocratie, a affirmé mercredi la conseillère américaine pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice. "Nous avons toutes les raisons de croire que ce sont essentiellement des terroristes étrangers, que ce sont des gens associés à Al-Qaïda" qui sont responsables des récents attentats en Irak, a estimé Mme Rice interrogée sur la chaîne de télévision publique américaine PBS.

Selon Mme Rice, les responsables de ces attentats sont inquiets des progrès de la démocratie en Irak. "Ils veulent revenir au temps où la liberté n’existait pas dans cette partie du monde", a-t-elle dit. Elle s’est dite assurée que les Irakiens sauront faire face à la violence.

A la suite de ces attentats, l’armée américaine a doublé la récompense de 5 millions de dollars pour des informations permettant l’arrestation du Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, de son vrai nom Fadel Nazzal al-Khalayleh, recherché pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.

Selon le général américain Charles Swannack, les derniers attentats s’inscrivent dans un complot dont le plan est exposé dans une lettre saisie par les Américains en Irak et attribuée au Jordanien, visant à déclencher une guerre entre chiites et sunnites."La stratégie échouera. L’Amérique continue à montrer sa détermination", a dit un porte-parole de la coalition, Dan Senor. D’après lui, ce complot prévoit de déclencher une guerre avant le transfert des pouvoirs de la coalition à l’exécutif irakien prévu le 30 juin car, selon le document attribué à Zarqaoui, Al-Qaïda "perdra un prétexte pour répandre la terreur" après cette date.

A Washington, les raisons invoquées pour lancer la guerre contre l’Irak en mars 2003 n’ont pas fini de susciter la controverse. Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a été longuement mis sur le grill mercredi au Congrès par des élus critiquant les déclarations faites l’an dernier sur la présence d’armes de destruction massive (ADM) en Irak, toujours introuvables. M. Powell a assuré que les missiles irakiens n’étaient pas supposés "lancer du pop-corn" affirmant que "la vérité n’a pas été assassinée" par le gouvernement américain pour justifier sa volonté d’entrer en guerre en Irak.

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