retour article original

lundi 24 juillet 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (15ème partie) : Février 2005
AFP, 25 février 2005

Irak : Vaste opération de l’armée américaine contre la résistance


L’armée américaine menait, vendredi 25 février 2005, pour le sixième jour consécutif, une grande opération contre la résistance, dans la province occidentale d’Al-Anbar, au lendemain d’une nouvelle journée de violences meurtrières.


L’armée américaine a annoncé, vendredi 25 février au matin, qu’un Marine avait été tué au combat, jeudi 24 février 2005, dans cette opération. Son décès porte à 1478 le nombre de militaires américains morts dans des attaques ou des accidents en Irak depuis le début de l’invasion du pays en mars 2003, selon un bilan établi à partir des chiffres du Pentagone. Depuis le lancement de cette opération, baptisée Rivers Blitz, contre les résistants de la province d’Al-Anbar, vaste province dont le chef lieu est Ramadi, l’armée américaine a arrêté 104 suspects et a mis au jour de nombreuses caches d’armes, indique un communiqué militaire.

En annonçant, dimanche 20 février 2005, le lancement de l’opération, qui ne portait alors que sur un renforcement des mesures de sécurité "dans et autour de Ramadi", l’armée américaine avait indiqué avoir été sollicitée "par le gouvernement irakien pour renforcer les mesures de sécurité dans la ville afin de localiser, isoler et défaire les forces anti-irakiennes et terroristes qui cherchent à empêcher un transfert pacifique du pouvoir du gouvernement intérimaire au gouvernement de transition".

Outre le GI dont la mort a été annoncée, vendredi 25 février, une vingtaine de membres des forces de l’ordre irakiennes, une fillette et deux soldats américaines ont été tués, jeudi 24 février 2005, dans des attaques, alors que les partis politiques représentés à l’Assemblée négociaient en coulisses pour former un gouvernement.

Dans la matinée, un attentat suicide à la voiture piégée a fait dix morts et 35 blessés dans l’enceinte du quartier général de la police, à Tikrit, à 180 km au nord de Bagdad.

A Iskandariyah, au sud de Bagdad, deux policiers et une fillette ont été tués par l’explosion d’une voiture piégée, qui a fait huit blessés.

A Kirkouk, le chef de police-secours de la ville, le colonel Khattab Omar Aref, a échappé à un attentat qui a fait deux morts et quatre blessés parmi ses gardes.

Sept autres policiers et soldats irakiens ont été tués dans diverses attaques, au nord et à l’ouest de Bagdad. Les corps de trois personnes, dont deux soldats, ont également été retrouvés au nord de Bagdad.

L’armée américaine a libéré, jeudi 24 février 2005, cinq chauffeurs de camion jordaniens qu’elle détenait en Irak depuis décembre 2004, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères jordanien.

Le gouvernement irakien a annoncé l’arrestation, à Baaqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, du chef d’une cellule du groupe d’Abou Moussab Al-Zarqaoui, chef d’Al-Qaïda en Irak, sans préciser la date de l’arrestation.

A Bagdad, les négociations se sont poursuivies en vue d’un consensus sur le choix du conseil présidentiel (le président et deux vice-présidents), du Premier ministre et du gouvernement. Le Premier ministre sortant, Iyad Allaoui, dont la liste n’a obtenu que 40 sièges sur 275, est toujours dans la course à sa propre succession, face à l’islamiste Ibrahim Jaafari, candidat de la liste chiite de l’Alliance unifiée irakienne, qui détient la majorité absolue au Parlement, avec 140 députés. "Je ne crois pas qu’il (Allaoui) soit sérieux sur sa candidature parce qu’il a beaucoup moins de chances que l’autre (Jaafari)", a néanmoins indiqué Ayham Al-Samarraï, ministre sortant de l’Electricité, qui n’a pas été élu au Parlement. M. Samarraï a estimé que M. Allaoui pourrait se retirer en échange de garanties sur la laïcité de la Constitution et de postes.

Le mécanisme complexe de désignation du conseil présidentiel par les deux tiers des députés oblige M. Jaafari à amadouer les formations kurdes (qui veulent la présidence) et laïques, qui exploitent leur minorité de blocage. Le processus prévoit que c’est le conseil présidentiel qui devra choisir ensuite à l’unanimité le Premier ministre, et contraint donc les partis à réaliser un "consensus général".

Agence France Presse

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source