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AFP, 26 février 2005

Proche Orient : L’attentat de Tel-Aviv revendiqué par le Jihad islamique, Israël accuse Damas


Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 25 février 2005

RAMALLAH (AFP) - Le kamikaze qui a perpétré l’attentat de Tel-Aviv, a revendiqué cet acte au nom du mouvement radical palestinien Jihad islamique, dans une cassette vidéo enregistrée auparavant, alors qu’Israël a de son côté accusé la Syrie d’être impliqué dans cet attaque.

Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 25 février 2005


"Nous disposons de preuves liant directement la Syrie à cet attentat", a déclaré le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, lors d’une réunion de hauts responsables sécuritaires au siège de l’état-major à Tel-Aviv, a rapporté la radio militaire. L’Etat hébreu a par ailleurs reproché à l’Autorité palestinienne de ne pas "lutter réellement contre le terrorisme", contrairement à ses déclarations, s’abstenant néanmoins de fustiger son président Mahmoud Abbas, paraissant soucieux d’éviter l’escalade.

Shaul Mofaz, ministre israélien de la Défense, déclare que les autorités israéliennes ne céderont pas le contrôle des principales villes de Cisjordanie à l’Autorité palestinienne tant qu’elle n’aura pas mis le Djihad islamique hors d’état de nuire

Peu avant minuit, vendredi 25 février, le kamikaze a fait exploser la bombe qu’il transportait après s’être faufilé parmi des jeunes à l’entrée d’une discothèque du bord de mer. Quatre Israéliens ont été tués par l’explosion et 34 blessés étaient toujours hospitalisées, samedi 26 février 2005, dont une femme dans un état désespéré.

Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 25 février 2005

"L’attaque a été commise en réponse aux assassinats et destructions de maisons" commis par Israël, a affirmé Abdallah Badrane, originaire de la région de Tulkarem (nord de la Cisjordanie), dans l’enregistrement. Dans cette vidéo visionnée par l’AFP, ce chef local des Brigades d’Al-Qods, la branche armée du mouvement islamiste, apparaît armé d’un fusil automatique M-16, trois fusils à ses côtés, sur fond de bannières du mouvement. Il accuse l’Autorité palestinienne, qui a vigoureusement dénoncé l’attentat, de "collaborer" avec Israël et les Etats-Unis. Agé de 22 ans et originaire du village de Deir Al-Ghoussoun, Abdallah Badrane était bien un activiste du Jihad islamique, selon des sources sécuritaires palestiniennes et des habitants du village. Entre-temps l’armée a arrêté les deux frères du kamikaze et procédé à d’autres interpellations.

Abdullah Badran

Parlant sous couvert d’anonymat, un responsable du Jihad à Beyrouth, a confirmé cette revendication. Les responsables du Jihad islamique à Gaza, eux, restaient injoignables, samedi 26 février 2005 au soir, pour commenter ces informations.

Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 25 février 2005

Selon la radio militaire israélienne, des responsables sécuritaires israéliens réunis, samedi 26 février au soir, à Tel-Aviv, prenaient la revendication du Jihad au sérieux, après avoir imputé dans un premier temps l’attentat au mouvement chiite libanais Hezbollah. Ces responsables discutaient des mesures à prendre à la suite de cet attentat, le premier commis en Israël depuis le sommet du 8 février 2005 à Charm El-Cheikh (Egypte) où un cessez-le-feu a été proclamé par M. Abbas et le Premier ministre israélien Ariel Sharon.

Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 25 février 2005

M. Abbas a promis de traquer les responsables de l’attentat aveugle et a accusé "une tierce partie" non identifiée de l’avoir commandité. Deux Palestiniens ont été arrêtés par la sécurité palestinienne pour interrogatoire, a annoncé le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité nationale Nasr Youssef, qui doit se rendre en personne à Tulkarem dimanche 27 février 2005.

Mahmoud Abbas

Israël n’envisage pas d’opération de représailles massive ou un gel des contacts avec l’Autorité palestinienne qui a vivement dénoncé l’attentat, selon des sources proches du ministère de la Défense.

Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 25 février 2005

Le Jihad islamique, d’inspiration pro-iranienne, est une petite formation intégriste palestinienne qui agit dans l’ombre du Hamas, mouvement beaucoup plus important. Son QG est basé à Damas. Comme le Hamas, le Jihad fait partie de l’opposition à l’Autorité palestinienne et prône la disparition de l’Etat d’Israël. Toutefois sa direction dans la bande de Gaza avait accepté la trêve, annoncée lors du sommet de Charm El-Cheikh. Mais elle avait fait savoir, le 21 janvier 2005, qu’elle ne s’engagait à observer une "accalmie" que durant un mois seulement.

Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 25 février 2005

Cet attentat porte à 4741 le nombre de tués depuis le début de l’Intifada, fin septembre 2000, dont 3682 Palestiniens et 985 Israéliens.

Agence France Presse

Le lieu d’un attentat, à Tel-Aviv, le 26 février 2005

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